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Groupement paroissial de Villars les Dombes

actualite

Vincent Lambert est décédé.

11 Juillet 2019, 13:54pm

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

 

Vincent Lambert est décédé à 8h24 ce matin au centre hospitalier de Reims.   RIP

 

Témoignages lors de la veillée de prière à l'église Saint Sulpice :

"Vous avez tous pleuré sur Notre Dame mais vous êtes les mêmes à avoir tué un de ses fils !” Jérôme Triomphe

“Vincent, tu n’avais besoin que de 3 choses: de la nourriture, de l’eau et beaucoup d’amour. Des structures spécialisées voulaient te l’offrir mais on te l’a refusé” Jérôme Triomphe

“Adieu mon petit frère persécuté, à Dieu Vincent” termine en larmes Jérôme Triomphe

“La vie de Vincent n’était pas indigne. C’est le regard de certains qui est indigne !” Jean Paillot

“Vincent va mourir, c’est un mensonge, une indignité et un déni de justice” Jean Paillot

“Oui, je le dis, aujourd’hui, certains sont en état de conscience morale végétative !” Jean Paillot

“La mort de Vincent est une régression pour le droit des personnes handicapées!” Jean Paillot

“Vincent va mourir, c’est une cathédrale d’humanité qui brûle sous nos yeux et elle, elle ne sera pas reconstruite. Moi aussi je suis Vincent” Jean Paillot

salon Beige

 

Ce dimanche 14 juillet, la messe de 10h00 à Viilars sera célébrée pour le repos de son âme. Le glas sonnera à Villars.

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Ce que dit le Magistère de l'Église en rapport avec le cas Vincent LAMBERT

20 Mai 2019, 13:13pm

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

      Extrait d’un discours de saint Jean-Paul II, prononcé en 2004, au Congrès organisé avec l’Académie pontificale pour la Vie et la Fédération internationale des Associations des médecins catholiques :
      […] Les médecins et les agents de la santé, la société et l’Eglise ont envers ces personnes des devoirs moraux auxquels ils ne peuvent se soustraire sans manquer aux exigences tant de la déontologie professionnelle que de la solidarité humaine et chrétienne.

      Le malade dans un état végétatif, dans l’attente d’un rétablissement ou de sa fin naturelle, a donc droit à une assistance médicale de base (alimentation, hydratation, hygiène, réchauffement, etc.) et à la prévention des complications liées à l’alitement. Il a également le droit à une intervention réhabilitative précise et au contrôle des signes cliniques d’une éventuelle reprise.
      En particulier, je voudrais souligner que l’administration d’eau et de nourriture, même à travers des voies artificielles, représente toujours un moyen naturel de maintien de la vie, et non pas un acte médical. Son utilisation devra donc être considérée, en règle générale, comme ordinaire et proportionnée, et, en tant que telle, moralement obligatoire, dans la mesure où elle atteint sa finalité propre, et jusqu’à ce qu’elle le démontre, ce qui, en l’espèce, consiste à procurer une nourriture au patient et à alléger ses souffrances.
      L’obligation de ne pas faire manquer “les soins normaux dus au malade dans des cas semblables” (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Iura et bona, p. IV) comprend en effet également le recours à l’alimentation et à l’hydratation (cf. Conseil pontifical “Cor Unum”, Dans le cadre, 2.4.; Conseil pontifical pour la Pastorale des Services de la Santé, Charte des Agents de la Santé n. 120). L’évaluation des probabilités, fondée sur les maigres espérances de reprise lorsque l’état végétatif se prolonge au-delà d’un an,
ne peut justifier éthiquement l’abandon ou l’interruption des soins de base au patient, y compris l’alimentation et l’hydratation. La mort due à la faim ou à la  soif est, en effet, l’unique résultat possible à la suite de leur suspension. Dans ce sens, elle finit par prendre la forme, si elle est effectuée de façon consciente et délibérée, d’une véritable euthanasie par omission. […]
      Il ne suffit pas, toutefois, de réaffirmer le principe général selon lequel la valeur de la vie d’un homme ne peut être soumise à un jugement de qualité exprimé par d’autres hommes;
il est nécessaire de promouvoir des actions positives pour combattre les pressions en vue de la suppression de l’hydratation et de l’alimentation, comme moyen de mettre fin à la vie de ces patients.
Il faut avant tout soutenir les familles, dont l’un des membres est frappé par ce terrible état clinique. Elles ne peuvent être abandonnées à leur lourd fardeau humain, psychologique et économique. Bien que l’assistance à ces patients ne soit pas en général onéreuse, la société doit allouer des ressources suffisantes au soin de ce type de situation, à travers la mise en place d’initiatives concrètes opportunes, comme, par exemple, la création d’un réseau capillaire d’unité de réveil, avec des programmes spécifiques d’assistance et de réhabilitation; le soutien économique et l’assistance à domicile pour les familles, lorsque le patient est transporté à son domicile au terme des programmes de réhabilitation intensive; la création de structures d’accueil dans les cas où il n’y a pas de famille en mesure de faire face au problème ou pour offrir des périodes de “pause” pour venir en aide aux familles qui courent le risque d’un épuisement psychologique et moral.
      L’assistance appropriée à ces patients et à leur famille devrait, en outre, prévoir la présence et le témoignage du médecin et de l’équipe d’assistance, auxquels il est demandé de faire comprendre aux proches qu’ils sont leurs alliés et qu’ils luttent à leurs côtés; la participation du volontariat représente également un soutien fondamental pour faire sortir la famille de l’isolement et l’aider à se sentir une composante précieuse et non pas abandonnée du tissu social.
      En outre, dans ces situations, le conseil spirituel et l’aide pastorale revêtent une importance particulière pour aider à retrouver la signification la plus profonde d’une situation apparemment désespérée. […]

Jean Paul II

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