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Groupement paroissial de Villars les Dombes         

LE MOT DU CURE

4 Mars 2013, 16:52pm

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

      Poussé par «l’Année de la Foi», me voilà à l’heure actuelle penché plus particulièrement sur la vie et les écrits des 35 «docteurs de l’Eglise», ces saints dont l’Eglise souligne l’enseignement lumineux.

      Je dois vous avouer qu’une telle étude, même faite très rapidement, produit un grand vertige car, face à tant de savoir et d’intelligence, on ne peut qu’être profondément atterré par l’effondrement culturel actuel : Oui, comment se fait-il que de telles personnes, hommes ou femmes, parfois issus de milieu très modeste, avec peu de moyens, à des périodes souvent très difficiles, aient finalement pu acquérir et faire rayonner un si grand savoir dans des domaines parfois très variés ? Comment est-il possible qu’aujourd’hui, avec les moyens techniques mis à notre disposition, le niveau culturel fond plus vite que la banquise et que les échanges d’idées soient devenus ce que le fast-food est à la cuisine classique, c'est-à-dire inconsistants et frelatés ?

On dit souvent qu’un bachelier d’aujourd’hui serait recalé s’il passait le certificat d’étude d’autrefois. Voilà quelques années, un ministre allemand de l’économie avait été piégé par un journaliste qui lui demandait combien faisant 7 x 9 ! Face à un évêque du IVème siècle ou une abbesse du XIIème siècle, nos ministres ou présidents de la république feraient certainement pâle figure, eux qui n’ont en moyenne que 400 mots de vocabulaire pour exposer leurs pauvres idées !

      Lors de la venue du Pape à Paris en 2008 et après son discours au « monde de la Culture », le ministre de l’éducation alors en poste avait critiqué Benoît XVI car, selon lui, il ne faisait pas assez d’effort pour se mettre à la portée de son auditoire ; c’est là, de la part d’un ministre, une position qui ressemble à un acte d’humilité, une humilité qu’il faudrait approfondir pour reconnaître l’effondrement de la culture (en particulier depuis la révolution de mai 68). Seul un tel acte d’humilité permettrait d’établir un constat sans concession pour commencer à remonter la pente.

      Certes, l’intelligence n’est pas à confondre avec une accumulation de savoir. Mais l’inculture généralisée se révèle vite un frein pour la bonne marche d’une société.