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Groupement paroissial de Villars les Dombes

actualite

Edito de Monseigneur BAGNARD

12 Mars 2011, 08:40am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Édito de Monseigneur BAGNARD : La vogue du prêt-à-porter
 
 pentecote 2010 096

La li­tur­gie oc­cupe une place im­por­tante dans le mi­nis­tère du prê­tre. Avec les sou­ples­ses que Va­ti­can II a in­tro­dui­tes dans les cé­lé­bra­tions, pour les ren­dre plus pro­ches de l’as­sem­blée - à com­men­cer par l’em­ploi de la lan­gue du pays - les de­man­des se sont mul­ti­pliées pour qu’el­les s’ajus­tent tou­jours da­van­tage aux vœux des par­ti­ci­pants. C’est ain­si qu’au fil des an­nées, le prê­tre cé­lé­brant s’est vu con­fron­té à tou­tes sor­tes de sol­li­ci­ta­tions. 

     J’ai été moi-même le té­moin de de­man­des in­at­ten­dues. Je pense, en­tre au­tres, aux fu­né­railles d’un prê­tre du dio­cèse. Le curé en fonc­tion avait reçu les ne­veux et les niè­ces pour pré­pa­rer avec eux l’of­fice. Un point était res­té en sus­pens. Les ne­veux vou­laient - pour ne pas dire : "exi­geaient" ! - que la pre­mière lec­ture de saint Paul sur la Ré­sur­rec­tion soit rem­pla­cée par un poème de leur com­po­si­tion en l’hon­neur de leur on­cle dé­funt. Alors que s’ap­pro­chait l’heure de la cé­lé­bra­tion, le dé­bat n’était tou­jours pas clos. Ne vou­lant pas com­men­cer l’of­fice dans un con­texte de ten­sion, je suis allé par­le­men­ter en ex­pli­quant qu’il n’était pas en­vi­sa­gea­ble de sup­pri­mer la Pa­role de Dieu dans une cé­lé­bra­tion chré­tienne. Du reste, leur on­cle n’au­rait sû­re­ment pas ad­mis que la Pa­role de Dieu dis­pa­raisse au bé­né­fice d’un poème fai­sant son éloge. Par con­tre, il était tout à fait pos­si­ble que leur poème puisse trou­ver sa place au mo­ment de l’ab­soute. C’est ce qui fut ac­cep­té et l’on put ou­vrir la li­tur­gie dans un cli­mat de sé­ré­ni­té re­trou­vée ! 

La liturgie chrétienne est un ardent appel à la miséricorde de Dieu

     Ce genre de si­tua­tion sem­ble se mul­ti­plier ! Les of­fi­ces au­raient ten­dance à sui­vre la mode du "prêt-à-por­ter" : ce que l’on veut, comme l’on veut ! Il s’ins­crit dans un con­texte qui mar­que au­jourd’hui tous les es­prits, ce­lui du rap­port "qua­li­té-prix" : né­go­cier le maxi­mum, en dé­bour­sant le mi­ni­mum ! Je ne crois pas que les prê­tres voient d’abord, dans ces de­man­des, la re­mise en cause de leur pro­pre au­to­ri­té et qu’ils réa­gis­sent comme si l’on s’en pre­nait à leur "pou­voir". Ce qui les at­teint en pro­fon­deur, c’est bien plu­tôt le sen­ti­ment de la dé­fi­gu­ra­tion que l’on fait su­bir à la li­tur­gie dont, comme prê­tres, ils ne sont que les ser­vi­teurs

     Il faut, bien en­ten­du, se gar­der de la ri­gi­di­té de ce­lui qui ne sup­porte au­cune mo­di­fi­ca­tion de dé­tail. Au­jourd’hui, à peu près par­tout, les cé­lé­bra­tions des fu­né­railles se pré­pa­rent avec les fa­milles en lien avec les équi­pes de li­tur­gie. La pré­sen­ta­tion du dé­funt est faite le plus sou­vent par l’un des mem­bres de la com­mu­nau­té ; les in­ten­tions de la prière uni­ver­selle sont ha­bi­tuel­le­ment pré­pa­rées par des pro­ches ; le choix des lec­tu­res bi­bli­ques est éga­le­ment lar­ge­ment ou­vert. Bref, tou­tes ces pos­si­bi­li­tés sont mi­ses en œu­vre.

Mais au-delà de ces élé­ments qui va­rient, et qui adap­tent la li­tur­gie au mieux de l’as­sem­blée, il y a des cons­tan­tes aux­quel­les on ne peut tou­cher, sous peine de dé­tour­ner la li­tur­gie chré­tienne de sa vé­ri­ta­ble orien­ta­tion ! Ainsi, par exem­ple, les fu­né­railles chré­tien­nes ne peu­vent se trans­for­mer en un "éloge fu­nè­bre" ! El­les ne sau­ve­gar­dent leur si­gni­fi­ca­tion que si est ma­ni­fes­té clai­re­ment le mou­ve­ment par le­quel on pré­sente à la mi­sé­ri­corde de Dieu la vie de ce­lui qui s’en va. 

     L’as­sem­blée se ré­unit, non pas d’abord pour "en­cen­ser" le dé­funt, mais pour sup­plier le Sei­gneur de le pren­dre en pi­tié, de l’ac­cueillir mal­gré les fau­tes qui ont ja­lon­né son exis­tence. Bref, la li­tur­gie chré­tienne est un ar­dent ap­pel à la bien­veillance de Dieu ! 

"Nous irons tous au Pa­ra­dis !" ne fait pas par­tie du ri­tuel des fu­né­railles chré­tien­nes 

     Dans sa vieillesse, on de­man­dait à Ju­lien Green quel­les étaient les pre­miè­res pa­ro­les qu’il al­lait adres­ser à Dieu au mo­ment de sa mort. Il ré­pon­dait : "Je n’au­rai qu’une chose à Lui de­man­der : mon Dieu, par­donne-moi ! " Qui peut, en de­hors de Dieu, me­su­rer la res­pon­sa­bi­li­té de cha­cun ? Qui peut éta­blir le de­gré de gra­vi­té d’une faute ? Qui peut dire à l’avance que le dé­funt n’au­ra pas be­soin de la prière de ses frè­res et sœurs ? Le dogme con­tem­po­rain : "Nous irons tous au Pa­ra­dis !" ne fait pas par­tie du ri­tuel des fu­né­railles chré­tien­nes. Ou­blier cette orien­ta­tion ma­jeure de la li­tur­gie, c’est mé­con­naî­tre le ca­rac­tère dra­ma­ti­que du péché ; c’est ou­blier que l’homme peut "se per­dre", qu’il peut lit­té­ra­le­ment "man­quer" Dieu. Le sa­lut des pé­cheurs fai­sait le tour­ment du Curé d’Ars ! Le plus sou­vent, la perte du sens du pé­ché est liée à l’af­fai­blis­se­ment de la foi

     Néan­moins, la con­science per­son­nelle ne reste ja­mais to­ta­le­ment étran­gère au mal com­mis ; elle est sour­de­ment ha­bi­tée par le sen­ti­ment d’une pro­fonde cul­pa­bi­li­sa­tion ; elle se charge - mal­gré elle - d’un poids dont elle ne par­vient pas à se li­bé­rer ; n’ayant per­sonne à qui ex­pri­mer sa dé­tresse in­té­rieure, elle se tourne alors vers l’ex­té­rieur. "Cer­tains, écrit le Père de Lu­bac, ne veu­lent plus con­naî­tre que le pé­ché col­lec­tif, "ob­jec­ti­vi­sé", le pé­ché so­cial, c’est-à-dire tou­jours ce­lui des au­tres. On se forge de la sorte un uni­vers où le mal est pour­tant dé­non­cé, nulle part avoué, tou­jours subi, ja­mais com­mis. En opé­rant ce dé­pla­ce­ment du mal qui est dans l’homme au mal qui est dans les struc­tu­res, on se trouve con­duit de sur­croît à l’idée que l’homme est es­sen­tiel­le­ment bon, que seule la so­cié­té le cor­rompt et qu’il n’est nul be­soin d’une con­ver­sion du cœur."

Il est d’ailleurs as­sez pa­ra­doxal - en écou­tant les son­da­ges - de cons­ta­ter que l’opi­nion pu­bli­que exige que ce­lui qui a com­mis une faute ne puisse pas échap­per à la Jus­tice et doive "payer" jus­qu’au der­nier cen­time. D’où cette re­cher­che ef­fré­née du cou­pa­ble, qui s’ac­com­pa­gne d’une ju­di­cia­ri­sa­tion gé­né­ra­li­sée grâce à la­quelle cha­cun cher­che à se pro­té­ger, en dé­fi­ni­tive, à "ti­rer son épin­gle du jeu". 

Cha­cun est lié à l’au­tre et peut agir pour son bien dans la com­mu­nion des saints 

     Si les fu­né­railles chré­tien­nes ap­pel­lent la mi­sé­ri­corde de Dieu sur le dé­funt, el­les met­tent aus­si en va­leur la so­li­da­ri­té de tous les hom­mes en­tre eux. La foi chré­tienne af­firme que la prière des vi­vants pour le dé­funt tou­che mys­té­rieu­se­ment le cœur de Dieu. Cha­cun est lié à l’au­tre et peut agir pour son bien dans la com­mu­nion des saints. En priant pour lui, en sup­pliant Dieu de le pren­dre près de lui mal­gré son pé­ché - "Sei­gneur, ef­face sa faute ! Sei­gneur, ou­blie son pé­ché !" - nous ac­cep­tons de pren­dre no­tre part de res­pon­sa­bi­li­té vis à vis de son exis­tence hu­maine et de sa des­ti­née éter­nelle. En quel­que sorte, nous ne se­rons plei­ne­ment heu­reux que si nous nous re­trou­vons en­sem­ble près de Dieu. 

     Mais l’échange s’opère aus­si du dé­funt vers les vi­vants. Car la vie de ce­lui qui s’en va té­moi­gne aus­si du bien qu’il a fait, par­fois ma­ni­fes­té dans des ac­tions exem­plai­res ! Les évo­quer, ce n’est pas d’abord cher­cher à faire son éloge. C’est avant tout in­vi­ter la com­mu­nau­té à avan­cer sur ce même che­min. C’est ac­cep­ter de re­ce­voir de sa vie un mes­sage qui ap­pelle cha­cun à trans­for­mer sa pro­pre vie, bref, à en­trer dans la con­ver­sion : quel bien le dé­funt m’in­vite-t-il à ac­com­plir dans ma vie ? Que me faut-il chan­ger pour être plus fi­dèle au mes­sage qu’il m’adresse ? 

     On le voit, la li­tur­gie des fu­né­railles chré­tien­nes obéit à des vé­ri­tés cen­tra­les de la foi ; elle ne peut s’en écar­ter sans en­traî­ner la perte de son iden­ti­té. En somme, ce mo­ment pri­vi­lé­gié est l’oc­ca­sion d’une vé­ri­ta­ble ca­té­chèse ; gé­né­ra­le­ment, les cir­cons­tan­ces s’y prê­tent, car les es­prits, touchés par l’épreuve, sont per­méa­bles et très ré­cep­tifs. L’art du pas­teur est d’ac­cueillir les per­son­nes sans dé­na­tu­rer la li­tur­gie dont il est le ga­rant et le gar­dien

† Père Guy Ba­gnard 
Évê­que de Bel­ley-Ars

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Le lien entre baptême et carême

23 Février 2011, 07:41am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

 Le lien entre baptême et carême

 

Extrait du message de Benoît XVI pour le carême, dont le titre est tiré de l'épître aux Colossiens: "Ensevelis avec le Christ lors du baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui":

B"Le fait que le baptême soit reçu le plus souvent en bas-âge, nous indique clairement qu'il est un don de Dieu. Nul ne mérite la vie éternelle par ses propres forces. La miséricorde de Dieu, qui efface le péché et nous donne de vivre notre existence avec les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus, est communiquée à l'homme gratuitement... Le baptême n'est donc pas un rite du passé, il est la rencontre avec le Christ qui donne forme à l'existence toute entière du baptisé, lui transmet la vie divine et l'appelle à une conversion sincère, mue et soutenue par la grâce, lui permettant ainsi de parvenir à la stature adulte du Christ. Un lien spécifique unit le baptême au carême en tant que période favorable pour expérimenter la grâce qui sauve... En effet, dès ses origines, l’Église a uni la veillée pascale et la célébration du baptême... Ce don gratuit doit être constamment ravivé en chacun de nous, et le carême nous offre un parcours analogue à celui du catéchuménat qui, pour les chrétiens de l’Église primitive comme pour ceux d'aujourd'hui, est un lieu d'apprentissage indispensable de foi et de vie chrétienne. Ils vivent vraiment leur baptême comme un acte décisif pour toute leur existence". Lu dans le Salon Beige


A partir du 11 mars tous les vendredis de Carême,  à  20h30 à Villars salle paroissiale,  : catéchisme pour adultes et adolescents. Renseignements  04 74 98 02 14.


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MARCHE POUR LES VOCATIONS AU DEPART DE VILLARS LES DOMBES

7 Février 2011, 18:06pm

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

23e MARCHE POUR LES VOCATIONS

Samedi 12 février 2011

De Villars les Dombes à Ars sur Formans

8h accueil église de Villars

12h Amberieux en Dombes—Salle des fêtes

18h Messe à la Basilique d’Ars.

Renseignements  : SDV—Belley Ars

tel. 04 74 32 86 57    laurentrevell@yahoo.fr

 

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Paroles d'un homme politique marcheur, maire dans une commune de notre groupement paroissial

26 Janvier 2011, 07:24am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Paroles d'un homme politique marcheur

Interrogé par Radio Notre-Dame, Guy de Framond, maire du Plantay dans l'Ain, a tenu les propos suivants :

028"Je ne suis d'aucun parti. Le parti de tous et le parti des enfants en premier. J'en ai six (...) J'ai répondu il y a quinze ans à Jean-Paul II qui disait Chrétiens, engagez-vous ! Je me suis engagé. Je suis là. Maintenant Benoit XVI nous dit Allez-y ! Je continue à y aller. Voilà ! 

Monsieur Gollnisch, comme moi-même avons le droit de marcher pour la vie. Je ne suis pas de son parti mais je l'honore et le respecte parce que lui est là et les autres ne le sont pas. Il y a huit ans ou six ans, j'ai dit que je donnerai ma signature à celui d'entre les présidentiables qui sera présent à la marche. Il y en a un qui était présent. J'ai donné ma signature. Je n'ai pas adhéré à son parti. Je ne me suis pas posé de questions (...)"  Le Salon Beige

 

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REPAS PAROISSIAL DU 13 FEVRIER

20 Janvier 2011, 11:34am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

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 La prochaine réunion préparatoire pour le repas paroissial aura lieu lundi 7 février à 20h00 salle paroissiale de la cure de Villars (et non le 4 février comme initialement prévu). Toutes les bonnes volontés sont bienvenues pour que cette journée soit une réussite.

Le bénéfice est destiné à la réfection des salles de catéchisme (2ème tranche).

Billets en vente à la sortie des messes et aux heures de permanence à la cure.Adultes 16 €  Enfants de - 10 ans : 6€

Les lots pour la tombola sont à remettre à la Cure (heures de permanences).

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