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Groupement paroissial de Villars les Dombes

HOMELIE DE LA FETE DIEU A VILLARS DONNEE PAR LE PERE JF AMIOT

14 Juin 2010, 10:22am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Voir l'Hostie - regarder le Christ

 

FETE-DIEU-2010 1492

 

Depuis l'institution de l'Eucharistie par Jésus le soir Jeudi Saint et au fur et à mesure que se développaient les rites liturgiques entourant et voilant le mystère, le désir a grandi chez les chrétiens de voir l'hostie, sans intermédiaire. C'est en l'an 1200 que l'évêque de Paris, Eudes de Sully, fit paraître un décret demandant que le prêtre, après avoir prononcé les paroles de la consécration, "élève l'hostie de manière à ce qu'elle puisse être vue de tous". En cet âge de foi, les fidèles avaient faim de ce contact visuel avec le Seigneur au cours de la Messe. On raconte l'histoire de ce paysan exclu de l'Eglise à cause de sa mauvaise conduite, mais qui priait pour que les murs de l'église deviennent transparents afin qu'il puisse au moins voir de loin son Seigneur.

Et pourquoi désirer voir l'hostie ? Parce que sa contemplation, disait l'Evêque de Paris, constitue "un bel hommage de foi et d'adoration des plus salutaires pour les fidèles". Salutaire parce que : "les fidèles, en regardant tous ensemble le Corps du Christ, demandent ce qui est utile à leur salut". Et saint Albert ajoutait : "Montrer le Bien entraîne à vouloir et à faire le bien" Et qu'y a-t-il de meilleur que l'hostie sainte ? Le mot latin hostia veut dire "victime" et dans l'Eucharistie, l'hostie que nous voyons contient Jésus Lui-même dans son acte d'offrande qui nous rappelle son sacrifice sur la croix, sa vie livrée jusqu'au don du sang pour nous racheter. Dans la sainte Hostie il y a toute la Bonté de notre Dieu pour les hommes. Oui, telle est notre joie renouvelée à chaque Messe, et le motif de notre action de grâce spécialement en ce jour : dans l'Eucharistie, Dieu se fait proche. L'homme n'est plus seul. Notre Sauveur est présent pour nous défendre, nous relever, nous aimer !

Désirer voir l'Hostie n'est en rien comparable avec le voyeurisme de notre époque qui cherche à voir sans être vu. Le chrétien sait que le Seigneur le voit et il désire, en quelque sorte croiser son regard, au moins entrevoir le visage de Celui qui vient visiter son peuple. L'amour désire la vision. Toute la Bible exprime le désir - et aussi la crainte - du peuple d'Israël de voir Dieu. "C'est ta face, Seigneur que je cherche" dit le psalmiste. Et lorsque le Christ paraît sur terre, ceux qui entendent parler de lui désirent le voir comme ces Grecs venus à Jérusalem pour la fête de la Pâque et qui demandant à l'Apôtre Philippe : "nous voulons voir Jésus". Mais ce sont surtout ses disciples, ses amis qui sont tristes lorsque Jésus leur annonce son départ : "Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus." Comme les Apôtres, nous désirons voir Jésus parce que nous l'aimons et en le contemplant, nous apprenons de lui qui est Amour comment aimer à notre tour.

Mais une difficulté se présente : Comment pouvons-nous voir Jésus dans l'Eucharistie ? Car enfin ce que nous voyons c'est un petit morceau de pain découpé en forme de cercle ; or nous savons que Dieu n'est ni blanc, ni rond, ni réduit à quelques centimètres. Et lorsqu'au cours d'un temps d'adoration à l'église, un projecteur envoie un faisceau de lumière sur l'hostie, un regard simplement humain constate qu'il n'y a finalement rien d'intéressant à voir. C'est par la foi seulement que nous reconnaissons sous les apparences du pain, le vrai Corps du Seigneur. C'est en faisant confiance docilement à la Parole de Jésus prononcée en Son Nom efficacement par le prêtre : "Ceci est mon corps livré". Et si nous persévérons à fixer nos yeux sur l'hostie, si nous la préférons à tous les objets qui prétendent séduire notre regard dans le monde, et même dans une église, alors nous faisons un nouveau pas dans l'amour, car ainsi nous nous laissons saisir par Celui qui vient sauver nos âmes et embraser nos cœurs.

Devant un si grand mystère, on comprend que l'Eglise n'exhibe pas le Corps de son Maitre sans précaution. Elle le garde le plus souvent caché au tabernacle de nos églises. Et malgré une habitude qui s'est prise en certains endroits, la porte du tabernacle ne doit pas être transparente. Mais Jésus caché dans le tabernacle n'en est pas moins présent réellement, et chacun est invité à venir souvent lui rendre visite et l'adorer. C'est seulement lors de certaines fêtes, ou dans des grandes nécessités - et il est vrai que notre époque est un temps de grande nécessité - à condition qu'il y ait un nombre suffisant de fidèles pour l'adorer, que l'Eglise prévoit l'exposition du Saint Sacrement. Comme on comprend alors, les signes - bien pauvres comme tous nos gestes d'affection humaine, mais si expressifs pourtant - que l'Eglise multiplie autour de la Présence eucharistique : la lampe du tabernacle, les agenouillements, les encensements, les lumières, les cloches et les clochettes, les fleurs et les vases précieux, les ornements du prêtres et le voile huméral pour porter en procession, comme nous le ferons tout à l'heure, le Corps très saint abrité sous l'ombrelle ou le dais.

C'est que regarder le Corps du Christ n'est pas un exercice banal. Il faut d'abord baisser les yeux avant d'oser les lever vers la face adorable du Sauveur. Car de voir l'hostie consacrée dans les mains du prêtre à la messe ou dans l'ostensoir au cours de la procession ne nous servira de rien si nous ne regardons pas avec l'humble regard de la foi qui adore.

Mais pourquoi adorer ? diront certains. Si Notre Seigneur se rend présent sous les espèces du pain et du vin, c'est pour être mangé, non pour être regardé. Nous répondons : ce que Jésus donne à manger, c'est sa chair, c'est sa sainte humanité, c'est sa divinité, c'est Lui-même qui est Dieu et infiniment digne d'être adoré. Le geste de se nourrir de l'hostie dans la communion n'a aucun sens s'il n'est pas vécu dans l'adoration ; il peut être au contraire une profanation si nous ne discernons pas le Corps très saint du Seigneur. Jésus nous invite si l'on peut dire à nous nourrir de lui par les yeux avant de le recevoir sur nos lèvres. Ne dit-on pas que la maman dévore son petit enfant des yeux. Heureusement, elle ne le mange pas en réalité, mais il y a une communion qui s'établit entre elle et son petit à travers son regard d'amour rempli d'admiration. Et voici que l'adoration eucharistique nous exerce aussi à voir Dieu caché dans notre prochain créé à l'image de Dieu et devenu par le Saint Baptême temple de la Sainte Trinité et membre du Corps mystique du Christ. L'adoration eucharistique nous exerce enfin à contempler Dieu éternellement. Voir Dieu, face à face, c'est notre vocation ultime et définitive. En adorant Jésus Eucharistie, nous anticipons le Paradis.

Mais voici qu'une nouvelle question surgit : Pourquoi processionner ? Passe encore, dira-t-on, que les chrétiens adorent le Christ eucharistique dans leurs églises, c'est leur métier d'être ces adorateurs que recherche le Père, comme dit Jésus lui-même. Mais pourquoi sortir des églises et aller dans la rue, au risque de provoquer inutilement les non croyants qui sont les plus nombreux de nos jours ? Ne faut-il pas respecter leur incroyance ? Pourtant, même après le Concile Vatican II, l'Eglise, dans son rituel de l'Eucharistie, nous encourage : "Il convient - dit-elle - de conserver cette procession qui se fait chaque année du Corps et du Sang du Christ... là où elle peut être une manifestation commune de foi et d'adoration." Etant sauf le respect des justes règles concernant l'ordre public, il nous revient, à nous chrétiens, de rendre un témoignage public à la royauté eucharistique de Notre Seigneur. Toutes les rues de nos villes et de nos villages lui appartiennent. Et quand le Christ passe au milieu de nos maisons, dans l'humilité du Sacrement, il ne blesse personne. En donnant sa bénédiction à tous ceux qui veulent bien la recevoir, il vient aussi chercher pour les ramener dans le bercail de son Eglise les brebis perdues ou ignorantes, tous les enfants de Dieu dispersés.

Un jeune écrivain catholique a évoqué ce mystère de miséricorde en racontant sa participation à une procession de la Fête-Dieu en milieu urbain, traversant une rue mal famée de sa ville : "Dans l'ostensoir rayonnant, porté en tête par le prêtre, le Dieu d'humilité passait entre les maisons de passe et les magasins douteux. C'était son Amour qui descendait jusqu'au cœur blessé de la ville. C'était Jésus qui offrait encore sa Présence à la pécheresse publique. Car au passage de ce Client impossible, les prostituées s'inclinaient presque et les boutiqiers étalaient cette mine narquoise qui n'était que le masque de leur tremblement. La lunule contenant l'hostie était comme une loupe sur une page blanche. Comme si le Seigneur disait : "Oui, même si tu as saccagé le livre de ta vie, même si tu l'as souillé de toutes les turpitudes, voici que la miséricorde rembourse d'un coup ta dette, voici que se présente à toi cette page vierge où tout peut se reprendre à neuf et où ton sang d'encre sert à écrire la joie de Dieu." (Fabrice Hadjadj)

C'est Marie, la femme eucharistique, qui nous introduit le mieux dans ce mystère qui nous dépasse tellement. Elle sait qu'avant de voir son Seigneur, elle a été vue et choisie par Lui pour être sa Mère, son messager, son témoin fidèle. C'est pour elle que l'Apôtre Jean a célébré les premières Messes de l'histoire chrétienne. Que Notre Dame nous apprenne à regarder l'Hostie avec son regard à elle, rempli de foi et de gratitude ; que dans son cœur immaculé, nos âmes exaltent le Seigneur toujours présent dans son Eucharistie, que nos esprits exultent de Joie en Dieu notre Sauveur.

 

 

 

 

 

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FETE DU COEUR DE JESUS

11 Juin 2010, 09:07am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

SOLENNITÉ

DE LA FÊTE DU CŒUR DE JÉSUS

&

JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE

POUR LES PRÊTRES

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Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez donné le désir.

Je sens en moi une grande volonté de vous plaire et une grande impuissance d’en venir à bout sans une grande lumière et un secours très particulier que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien ; mais je voudrais bien, ce me semble, ne m’y opposer pas.

C’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ ; vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.

                                                                                                                           St Claude la Colombière.

 

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PRIÈRE POUR NOS PRETRES

Seigneur, nous te rendons grâce pour les prêtres du monde entier, 

et plus particulièrement pour ceux que tu mets sur notre route.

Habite-les de ta présence afin que nos rencontres avec eux
soient des rencontres avec Toi.

Renouvelle chaque jour en eux le “Oui” qu’ils ont su te dire, et fais de leur fidélité
une lumière pour le monde.

Dieu de tendresse et d’amour, prends pitié de ceux qui se sentent blessés, découragés.

Réconforte les prêtres âgés, malades et ceux qui vont mourir.

Seigneur, mets en notre cœur, à l’égard des prêtres,

respect, gratitude et compréhension.

Fais-nous reconnaître en eux des hommes de cette eucharistie dont nous vivons

et ceux par qui se manifestent ta miséricorde et ton pardon.

Donne-nous d’être, là où nous sommes, tes serviteurs humbles et discrets,
travaillant avec eux, selon nos moyens, à la venue de ton Règne.

Seigneur Jésus, tu sais à quel point nous avons besoin de prêtres pour faire route vers le Père.

Nous t’en supplions, suscite en ton Église de nombreux pasteurs selon ton cœur.

Amen

 

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DES NOUVELLES DE GABRIEL !

10 Juin 2010, 09:04am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

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Hello !
Voila le temps des nouvelles, je me motive à vous envoyer avec qq photos d'illustrations ( ...).
 
Je vous ai donc mis une photo pour les principales choses que j'ai faites depuis la dernière fois (plus d'un mois) :
- Tir d'Atlantis : l'avant avant dernière navette spatiale, après ça sera des fusées russes...Il y avait 300 000 spectateurs sur la cote à cap Canaveral ! 2h30 de bouchon pour partir ensuite ! Le tir est assez grandiose, face à la mer ( le pas de tir est sur une presque ile en face), impressionant ! On est à 15 km et le son est pas fort mais la vue est imprenable !
 
- Centre ville d'Orlando : Orlando est une ville de 1 million d'habitants et très étalée...les grandes rues sont des 4 voies : de chaque coté il y a soit des entrées de quartiers résidentiels (cloturés) soit des magasins, que des magasins partout, c'est assez commercial ! C'est pour ca que la seule chose qui ressemble à une ville est le centre ville "downtown", quelques immeubles de banques, des bars, ambiance chaude et sympathique, j'y étais pour le match des "magic" : club de basket d'Orlando, match contre Boston, on a perdu.....
 
-Tour d'Airboat : La Floride est très verte, chaude et humide, il y a beaucoup d'eau (il pleut 5-10 min tous les jours !), il y donc des marais. Je suis allé faire un tour d'une heure en "airboat" dans ces fameux marais ! Le airboat est un bateau à ventilo, on est obligés de mettre un casque pour entendre ce que dit le guide ! On a vu des alligators (le guide nous en a passé un :photo d'après, ca ferait  un beau sac à main^^ C'est un bien un animal à sang froid : c'est froid et mou!), des aigles ainsi que des chevaux et des vaches sauvages! 
 
- Surf : Mon colloque, surfeur chevronné, m'a invité à aller à la plage dans sa ville natale un jour de la semaine ou les vagues allaient être les plus grosses et quasiment les seules de l'été. J'y suis allé, ben en fait pour apprendre c'est pas top....pour surfer, il faut "sortir" des premières vagues à rouleaux et aller sur celle qui est la plus loin..mais bon les vagues étaient tellement loin que même en nageant à fond et faisant du "duck dive" (plongeon sous la vague), je suis pas arrivé à aller au large...tant pis le surf !! En tout cas, j'ai pas vu les fameux petits requins, il y avait trop de rouleaux ! Il parait que quand on voit un requin, environ 25 nous ont vu !
 
- Magasin de guitare : Pas grand chose à dire si ce n'est que c'est le paradis sur terre pour un musicien : tous les types d'instruments...250m de guitares sur un mur !!
 
- Journée à Disney : Mon ami Chris (photo : your face), collègue de stage, m'a invité à venir une journée au parc d'attraction de Disney Orlando (raison de la célébrité de la ville). Son amie travaille dedans et m'a offert un ticket gratuit, ca vaut normalement $200.... Pour vous expliquer : Disney est immensissime, à Paris, on sort du RER, les 2 parcs sont accessibles à pied, ici, il y a des monorails, des bus et un réseau de 4 voies pour aller venir entre les 7 parcs !! Les parkings de chaque parcs sont si grands qu'il y a des trams pour aller du parking au parc !! Et ca c'est juste Disney, il y a ensuite Universal studios et un autre groupement de parcs.....du délire!
Dans un des parcs de Disney, il y a un immense lac autour duquel il y a des quartiers de chaque pays ! On peut trouver un bout représentatif de Paris, de l'allemagne, des US, de chine, du japon, des british, de suede, du maroc, et tout ces quartiers la avec des gens qui viennent de ces pays ! Excellent ! Bref, une bonne journée amusante-fatiguante qui montre l'immensité de l'amérique !
 
Voila voila, sinon concernant mon stage, tout se passe pas trop mal, mon patron Sud coréen me laisse pas mal de libertés, j'ai à peu près fini mon sujet... On verra la suite !
A bientot!
 
Gabriel.
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Tir de l'avant avant dernièree navette spatiale Atlantis. 300 000 spectateurs !
 
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Centre ville d'Orlando, chaud et sympathique.
 
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Un aigle dans les marais.
 
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Un petit aligator, en provenance des marais.
 
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Essai de surf (négatif.. ) à la plage !
 
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Un magasin de guitares géant ! tellement que j'ai retrouuvé la mienne..

 

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Journée à Dysney, passage par le Pirate des Caraïbes.

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VENDREDI 11 JUIN : SOLENNITE DU SACRE COEUR DE JESUS

10 Juin 2010, 07:10am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

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Détail du vitrail de la chapelle dédiée à la Garde d'honneur du Sacré Cœur, dans la Basilique du Sacré Cœur de Bourg en Bresse.

 

Grande apparition, de juin 1675

" Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes " Dans une communication plus personnelle, Jésus demande à Marguerite-Marie de l’accompagner chaque jeudi soir, durant une heure, pour participer à son agonie à Gethsémani. Il lui dit : "C’est ici où j’ai le plus souffert qu’en tout le reste de ma Passion (...) ; il n’y a point de créature qui puisse comprendre la grandeur des tourments que je souffris alors".

 

Les 12 Promesses de Notre Seigneur Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque pour les dévôts de son Sacré Coeur :

1) Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.

2) Je mettrai la paix dans leurs familles.

3) Je les consolerai dans toutes leurs peines.

4) Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5) Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises

6) Les pécheurs trouveront dans mon Coeur la source et l’océan infini de la miséricorde.

7) Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8) Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.

9) Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré Coeur sera exposée et honorée.

10) Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les coeurs les plus endurcis.

11) Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Coeur, où il ne sera jamais effacé.

12) Je promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Coeur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront le premier vendredi du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale. Ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les Sacrements, et mon Coeur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

 

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous.

 

 

 


Eglise de Villars les Dombes : Grande fête des Gardes d'honneur

en l'honneur du SACRE CŒUR DE JESUS

 

       9h00 à 18h00 : adoration silencieuse pour la sanctification des prêtres

       18h10  : Bénédiction du Saint Sacrement

       18h30 sainte messe solennelle pour les Gardes d’Honneur vivants et morts, spécialement pour  Marguerite ROLLAND, décédée le 3 juin.

 


 

 

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Conférence : le chant grégorien dans la vie d'une paroisse ordinaire

7 Juin 2010, 11:01am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

par M. François-Xavier PONS, directeur de la Schola St Maur
 
prononcée  à l'occasion du week end de la Pentecôte, juste avant le chant des IIes Vêpres de la solennité, dans l'église de Saint Paul de Varax.

PENTECOTE-2010 1261

Le Chant grégorien dans la vie d’une paroisse ordinaire.

Il y a maintenant presque deux siècles, voici ce que nous enseignait dom Guéranger, restaurateur de la vie monastique et de la liturgie romaine en France, dans sa Préface à son ouvrage majeur, l’année liturgique.

"La prière est pour l'homme le premier des biens. Elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même, puisqu'elle le met en rapport avec Dieu, qui est lumière, nourriture et vie. Mais, de nous-mêmes, nous ne savons pas prier comme il faut ; il est nécessaire que nous nous adressions à Jésus-Christ, et que nous lui disions comme les apôtres : Seigneur, enseignez-nous à prier. Lui seul peut délier la langue des muets, rendre disserte la bouche des enfants, et il fait ce prodige en envoyant son Esprit de grâce et de prière, qui prend plaisir à aider notre faiblesse, suppliant en nous par un gémissement inénarrable."

"Or, sur cette terre, c'est dans la sainte Église que réside ce divin Esprit, il est descendu vers elle comme un souffle impétueux, en même temps qu'il apparaissait sous l'emblème expressif de langues enflammées. Depuis lors, il fait sa demeure dans cette heureuse Épouse ; il est le principe de ses mouvements ; il lui impose ses demandes, ses vœux, ses cantiques de louange, son enthousiasme et ses soupirs. De là vient que depuis dix-huit siècles, elle ne se tait ni le jour, ni la nuit ; et sa voix est toujours mélodieuse, sa parole va toujours au cœur de l'Époux.

Tantôt, sous l'impression de cet Esprit qui anima le divin psalmiste et les prophètes, elle puise dans les livres de l'ancien peuple le thème de ses chants ; tantôt, fille et sœur des saints apôtres, elle entonne les cantiques insérés aux livres de la Nouvelle Alliance ; tantôt enfin, se souvenant qu'elle aussi a reçu la trompette et la harpe, elle donne passage à l'Esprit qui l'anime, et chante à son tour un cantique nouveau ; de cette triple source émane l'élément divin qu'on nomme la liturgie."

Certains diront peut être ici que c’est un texte daté, qui n’est plus applicable aujourd’hui, et qui devrait, comme beaucoup de textes chrétiens datant d’avant 1970, être relégué aux oubliettes de l’histoire. Et pourtant : dom Guéranger est pleinement actuel. Initiateur du mouvement liturgique qui a abouti à l’Encyclique de Pie XII (Mediator Dei) et à la constitution dogmatique de Vatican II sur la liturgie (Sacrosanctum Concilium), il fut au XIXème siècle le prophète d’un renouveau de la liturgie qui depuis 4 siècles était en lente déconfiture.

Et l’une des principales œuvres qu’il a initiée fut justement un travail de fond sur le chant grégorien. A son époque réduit au « plain chant », le répertoire de l’Eglise romaine était défiguré par des principes musicaux et liturgiques qui avaient fini par le rendre spirituellement infécond, spécialement en France. Dom Guéranger, ce combattant de la liturgie et de la doctrine – certains le surnommaient « dom Guerroyer » - a fini par obtenir gain de cause au travers de l’un de ses successeurs comme abbé de Solesmes, dom Delatte, par le Motu proprio de Saint Pie X sur la musique sacrée, qui désigne le chant grégorien comme chant propre de la liturgie romaine, et qui introduit au début du XXème siècle la notion de participatio actuosa, reprise par le Concile Vatican II, et que l’on a souvent improprement traduit par « participation active ». Dans l’idée des initiateurs et de promoteurs du premier « mouvement liturgique », la « participation actuosa », c’est la participation « effective » qui inclut la participation par l’écoute, par le goût de la Parole divine, et pas forcément par sa locution.

Regardons l’état où en était la liturgie il y a 100 ans : formellement cléricalisée, elle était l’apanage exclusif de certains ministres qui s’étant approprié indument la prière de tous les baptisés reléguaient ces derniers dans certaines dévotions extraliturgiques ou a liturgiques. Ce qui est évidemment tout à fait contraire à l’idée même d’une prière de l’Eglise qui dans l’absolu non seulement est nécessaire, mais pourrait suffir à la piété des fidèles : Ecoutons encore dom Guéranger :

La prière de l’Église est donc la plus agréable à l’oreille et au cœur de Dieu, et, partant, la plus puissante. Heureux donc celui qui prie avec l’Église, qui associe ses vœux particuliers à ceux de cette Épouse, chérie de l’Époux et toujours exaucée ! Et c’est pourquoi le Seigneur Jésus nous a appris à dire notre Père, et non mon Père ; donnez-nous, pardonnez-nous, délivrez-nous, et non donnez-moi, pardonnez-moi, délivrez-moi. Aussi pendant plus dé mille ans, voyons-nous que l’Église, qui prie dans ses temples sept fois le jour et encore au milieu de la nuit, ne priait point seule. Les peuples lui faisaient compagnie, et se nourrissaient avec délices de la manne cachée sous les paroles et les mystères de la divine liturgie. Initiés ainsi au cycle divin des mystères de l’année chrétienne, les fidèles, attentifs à l’Esprit, savaient les secrets de la vie éternelle ; et sans autre préparation, un homme était souvent choisi par les pontifes pour devenir prêtre ou pontife lui-même, afin de répandre sur le peuple chrétien les trésors de doctrine et d’amour qu’il avait amassés à leur source.

Vous comprenez bien : sans autre préparation…. La liturgie chrétienne est un vecteur de la grâce, un sacramentel tellement puissant, qu’elle suffit à infuser la grâce de la vocation dans le cœur et l’âme d’un homme que l’Eglise appelle aux ordres. Mais mieux que cela : elle forme également l’intelligence et l’âme diaconale, sacerdotale, épiscopale d’un fidèle baptisé.

Je pourrais m’arrêter là, vous avez compris. La liturgie est nécessaire à la piété baptismale ; et son chant propre, le chant grégorien, est reconnu par le magistère comme le chant propre de ce vecteur de grâces. Ce n’est pas uniquement « pour les tradis » ou « pour les moines ». c’est le cœur de notre culture musicale, c’est le corps de notre héritage cultuel, c’est l’âme de notre pratique rituelle. Votre paroisse mérite le chant grégorien.

Notre situation culturelle et liturgique est catastrophique. Nous ne savons plus, nous ne parvenons plus en ce début de XXIème siècle à nous abreuver à cette source de salut. Notre situation française en particulier est particulièrement préoccupante. Le répertoire du chant de l’Eglise a été proprement jeté dehors, et avec lui, toute la piété vivifiante de l’enseignement de notre mère, l’Eglise. Ce ne fut pas le désir de Vatican II : bien au contraire. C’est le 4 décembre 1963 que le chant grégorien est officiellement devenu à part entière le chant propre de l’Eglise romaine. On peut honnêtement considérer qu’avant Vatican II, le chant grégorien était un répertoire parmi d’autres. Il est a depuis la « première place », ou plutôt devrait on dire la place du Prince, la place d’honneur.

Comment, dès lors, le retrouver le réintroduire dans une pratique à la fois extra monastique et extra traditionaliste ? Deux remarques préliminaires. C’est indument que les traditionalistes le revendiquent avec ce que l’on appelle la « liturgie tridentine » ou la « forme extraordinaire du rite romain ». Il faut bien dire que c’est depuis le concile de Trente (je ne dis pas « à cause du Concile de Trente ») que justement le chant grégorien s’est perdu… C’est également indument qu’on le limite aux cloîtres : même si le grégorien a été fortement conservé dans les monastères, il est avant tout un chant basilical, un chant séculier, un chant de splendeur et de catéchèse. C’est la raison pour laquelle il ne plaisait pas à S. Bernard de Cîteaux, qu’il a raboté. Le chant cistercien est monodique et en latin, s’écrit avec des notes carrées, mais ce n’est pas du chant grégorien.

Le chant grégorien est un répertoire pour des grandes églises, cathédrales, basiliques, sanctuaires, qui mêle à la splendeur de son expression une retenue chrétienne et disons même christique. : il ravive chez les baptisés la grâce de la prière qui –étant le premier des biens – est l’expression ordinaire des vertus théologales.

Concrètement ? Comme c’est difficile de sortir de nos habitudes pour recoller à la coutume de la prière et au premier chef de la prière liturgique. Le grégorien n’est pas beau s’il n’est pas bien chanté. Il ne peut donc pas être simplement susurré, comme si on craignait d’offenser je ne sais quelle règle dogmatique en cas de faute de solfège, d’accent, de prosodie. Le fidèle, qu’il soit chantre ou simplement écoutant, devient participant effectif à la liturgie si il incarne la Parole de Dieu. Depuis Vatican II, nous cherchons en tant que catholiques, à mieux ouvrir notre cœur au trésor des Ecritures. Rappelons que justement c’est dans la liturgie que le livre devient parole de Dieu, et que la liturgie a besoin de l’Ecriture sainte tout comme l’Ecriture sainte a besoin de la liturgie pour devenir Parole. Dom Guéranger allait encore plus loin : « Dieu a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique (Jn 3, 16) pour l'instruire dans l'accomplissement de l'œuvre liturgique. » (Les Institutions liturgiques)

Il faut donc chanter. Même imparfaitement, même si on a manqué de temps pour répéter, même si on sait que l’on fera des fautes. Je ne dis pas qu’il faut être négligeant : Mais le Seigneur voit nos efforts, voit l’ouverture de notre cœur à la grâce, et sait que nous voulons faire bien. Les habitudes, surtout mauvaises, ne font pas une coutume liturgique. Nous sommes beaucoup trop influencés par les chœurs professionnels ou les enregistrements entendus qui donnent un idéal d’interprétation malheureusement parfaitement non atteignable pour un chœur paroissial. Parfois par manque de temps il faut accepter de ne pas chanter tout le propre de la Messe par exemple… Mais allons plus loin : de façon très pratique, il me semble qu’on ne peut pas prétendre faire du chant grégorien de façon régulière dans un contexte paroissial si l’on se tient à une vision strictement monastique de la liturgie. C’est ainsi que nous ne pouvons que rarement nous permettre le luxe de l’exclusivité du répertoire. Le Concile nous demande de considérer avec bienveillance, à côté du chant propre de l’Eglise qui a la première place (il aurait mieux valu traduire « la place d’honneur », « la place du prince ».

Ecclesia cantum gregorianum agnoscit ut liturgiae romanae proprium: qui ideo in actionibus liturgicis, ceteris paribus, principem locum obtineat. Alia genera Musicae sacrae, praesertim vero polyphonia, in celebrandis divinis Officiis minime excluduntur, dummodo spiritui actionis liturgicae respondeant, ad normam art. 30.

Le répertoire du cantique populaire, ainsi que la polyphonie n’ont pas au même titre cette ‘place d’honneur’. Pourtant, ils sont tous deux à favoriser intelligemment. Nous ne prenons pas ça comme une contrainte, mais comme une obéissance à ce qu’est la liturgie, qui encourage à enchâsser, à côté du joyau que constitue une antienne d’introït ou de communion, le chant d’un bon cantique en français. De la même façon, il peut être intéressant de chanter après la messe, lors de la procession de sortie, un beau cantique en action de grâces… Notre « A Toi la gloire » de la messe du jour de Pâques 2009 en la cathédrale de Versailles avait pu ainsi défrayer la chronique, notamment sur le célèbre « Blog » de Patrice de Plunkett.

Le grégorien, on le néglige souvent, c’est bien sûr la liturgie de la Messe ; nous ne négligeons cependant pas la liturgie des heures. Nous avons la chance depuis maintenant une année de disposer des Heures grégoriennes, éditées par la Communauté Saint Martin, dont on ne dira jamais suffisamment de bien : c’est un véritable antiphonaire romain latin-français… Nous avons désormais la possibilité de chanter l’ensemble de l’office diurne, de laudes aux complies, entièrement en grégorien, et même s’il le faut avec une psalmodie en français, si cela « chagrine » trop. C’est un moyen formidable de promouvoir le grégorien mais aussi et surtout la liturgie, dont l’office est resté jusqu’ici un parent pauvre. Et pourtant... Dans l’intuition de Paul VI, la réforme de l’office devait provoquer la  réappropriation par le fidèle de la célébration de la louange publique des heures. C’est en passe de changer : c’est un moyen tout à fait admis aujourd’hui pour remplacer les « ADAP », tout en restant très exactement dans « ce que fait l’Eglise », et sans prétendre replacer aucunement le sacrifice eucharistique.

La liturgie des heures, en particulier, est proprement le « privilège et le devoir du baptisé ». Nous allons chanter les vêpres dans quelques instants. Ce n’est pas pour singer les moines, ou faire de notre assemblée une sorte de coup d’état sur les privilèges sacerdotaux. C’est simplement pour exercer notre sacerdoce baptismal – notion ô combien incomprise dans notre époque polarisée en une théologie traditionaliste d’un côté ou progressiste de l’autre :

« La venue du fils de Dieu sur terre eut encore une autre conséquence. Quoi qu’il en soit du motif de l’Incarnation, elle atteignit aussitôt ce résultat : d’associer à l’œuvre liturgique des créatures intelligentes, élevées à l’état surnaturel, et pour lesquelles le fils de Dieu devait pousser la condescendance jusqu’à se faire non seulement holocauste, mais hostie pour le péché, effaçant leurs fautes, réparant toutes les erreurs ; de telle sorte que ces créatures concourussent désormais à son propre sacrifice, comme les membres d’un seul corps dont il est le chef : In qua voluntate sanctificati sumus per obaltionem corporis Iesu Christi semel (Col 10,10). (…) Ainsi le souverain pontificat est éternel et son exercice est à jamais : non seulement dans la personne adorable du fils de Dieu, mais encore dans la tribu sacerdotale dont il est le chef, « genus electum, regale sacerdotium, race choisie, sacerdoce royal », où tous sont prêtres, bien qu’à des degrés divers, et tous appelés à concélébrer avec le Pontife souverain. » (madame Cécile Bruyère, abbesse de Solesmes, La vie spirituelle et l’oraison, « Il n’y a qu’une seule liturgie »)

On est surpris de voir dans ces quelques phrases de l’abbesse de Solesmes, (dont la pensée claire, limpide et forte, lui mériterait le titre de « Sainte Thérèse d’Avila du XIXème siècle » si elle était davantage connue), une réflexion théologique qui ne fut formellement définie par le magistère qu’au moment de Vatican II. Pour elle, comme moniale, la « concélébration » concerne évidemment non pas la Sainte Messe (elle n’a jamais revendiqué le sacerdoce – ministériel - des femmes !) mais la célébration de l’office divin, la liturgie des heures… N’étant pas ordonnée, elle le revendique donc pour les laïcs, pour les simples baptisées que sont les filles de Saint Benoît. Mais aussi pour nous…. ! On est encore plus surpris de constater à quel point, au-delà de cette fulgurance théologique prophétique (qui anticipe d’un siècle Vatican II !), sa pensée est applicable égalment de façon très pratique, pour le chant grégorien. En effet, la meilleure école, méthode, moyen d’apprentissage de chant grégorien est justement aussi l’office divin : avec la psalmodie, nous apprenons la prononciation, la prosodie, les intervalles, la modalité, des récitatifs, des pièces d’abord simples puis complexes. L’office divin, c’est le chant grégorien à la portée des paroisses. L’office divin, c’est également une excellente occasion de replacer le chant propre de l’Eglise de façon quotidienne, au cœur de notre piété. L’office divin en grégorien  c’est enfin facile et atteignable…. Pourquoi attendre ?

Reste évidemment la question du latin. M. le curé a été bien plus brillant sur la question ce matin dans son homélie que je ne pourrais l’être, je n’insiste donc pas. Rêvons cependant à une nouvelle pentecôte pour l’Eglise : le don des langues, nous l’avons au travers de du latin qui transcende cultures, âges et nations. Le latin fut un instrument privilégié de la pensée occidentale ; il pourrait le redevenir : n’hésitons donc pas à faire de la langue latine le compagnon de notre vie chrétienne : Vatican II l’a promu, mais les pères du concile n’ont pas été écoutés. Le Saint Père a fait sa première homélie entant que souverain pontife en latin : pourquoi ne pas nous aussi, très simplement, pédagogiquement, susciter un engouement pour une langue qui a formé la conscience et la réflexions de générations et de générations. Elle est et demeure la langue de l’Eglise : ne la méprisons pas… Ce n’est pas seulement une langue « de cuisine », mais une vraie langue véhiculaire, avec une multiplicité de niveaux. Prions donc en latin ; la langue de S. Jérôme est simple et donne le goût d’une appropriation progressive d’un vocabulaire et de tournures de phrases qui sont plus avancées. En particulier, expérimentons à plein les textes sublimes des collectes du rite romain, donc la concision, la pertinence théologique et la brièveté sont des modèles littéraires sont on ne veut plus se priver une fois que l’on y a gouté. Des récentes publications notamment à Solesmes (la collection des commentaires des collectes du temps ordinaire, du Carême, etc…. par dom Hala) ont donné de bonnes initiations à ce niveau de langue. Nous avons un pape musicien, un pape latiniste, un pape liturgiste. Suivons-le sans état d’âme : c’est maintenant le temps pour agir, le temps  opportun… N’attendons plus !

 

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REUNIONS - INFORMATIONS

7 Juin 2010, 07:37am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Mercredi 9 juin à 17h00 : préparation des enfants de la 1ère communion avec M. le Curé.

Vendredi 11 juin : après la messe, les Gardes d’Honneur se retrouvent à la Cure pour un pique-nique tiré des sacs.

Samedi 12 juin : de 9h30 à 11h30 à l’église de Villars, répétition des enfants de la 1ère communion avec M. le Curé et confessions. (Pas d’adoration ce jour-là).

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