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Groupement paroissial de Villars les Dombes

Pentecôte sur un peuple qui se lève, se relève, et se soulève

25 Mai 2013, 13:01pm

Pentecôte sur un peuple qui se lève, se relève, et se soulève

par le Père Daniel-Ange

jeudi 16 mai 2013 

Signe du collapse de la foi — cette apostasie silencieuse de l’homme qui se croit comblé sans Dieu — caractérisant les temps de la fin  : le combat aujourd’hui ne se joue plus sur des questions périphériques, si importantes soient-elles, mais se porte sur le cœur même de toute la création, sur la source même de l’humanité, sur son essence, son existence, donc son sens  : la vie même reçue et donnée, à travers l’amour d’un homme et d’une femme dont l’altérité est la condition même de la fécondité, et la complémentarité de la communion [1].

Nous sommes projetés, malgré nous, dans ce gigantesque combat apocalyptique entre celui que Jésus stigmatise comme le menteur et l’homicide (et Dieu sait qu’il fait bien son job !) et Celui à qui Pierre au matin de la Pentecôte décerne le titre magnifique de «  Prince de la Vie  ». Dieu au cimetière : l’homme en enfer. Dieu évacué : l’homme suicidé. On a saccagé les ultimes repères : un homme, une femme, un enfant, un père, une mère, une famille, des frères et sœurs : tous ces vieux clichés sociaux d’une période périmée, on ne sait plus ce que c’est. Les mots étripés, on ne sait même plus comment parler. De fait, avec la GPA, plus de fratrie ! Explosé le lien du sang entre frères et sœurs ! Plus de passé car plus de lignée, plus de vrai lien dans le présent car pas de vrai père ou mère.

Pourtant, dans ce duel, mortel ou vital suivant son dénouement, «  on ne peut pas dialoguer avec l’ennemi de notre salut : il nous faut faire face en le combattant jusque dans ses intentions. Un chrétien doit savoir ce qu’il peut accepter et ce qu’il doit condamner. [2] » La peur devant l’explosion atomique cède le pas à la terreur devant l’implosion génétique.

Le vertige nous empoigne devant le gouffre absolu qui s’ouvre sous nos pas. Il s’agit ni plus ni moins d’une gigantesque offensive détruisant l’humanité en tant qu’humanité, en ravageant la vie et pour cela en saccageant l’amour. Mais voici : face à ce raz de marée noire charriant des horreurs, déferle une gigantesque lame de fond blanche où scintillent des splendeurs ! Contrant cette insidieuse subversion anti-humanitaire, voici une glorieuse insurrection populaire.

Inattendue. Pas prévue. Et pas encore entendue. Surprise divine de cet Esprit Saint qui n’a pas fini de nous surprendre.

Voici tout un peuple qui surgit, se dresse, se lève, se soulève, s’arc-boute : pour sauver une cathédrale construite au long des siècles menacée d’écroulement.

Cette très grande armée, impossible à contenir comme à compter, de tout âge, tout bord politique, toute couche sociale, toute religion, toute sensibilité, toute génération confondue, je l’ai déjà vue. À Paris, en 82, pour la liberté de l’école ? Non, mais en 89 à Budapest, Berlin, Bratislava, Kiev, Varsovie, Prague, Timisoara. Révolution passive mais massive. Résultat ? Démantèlement de ce dit rideau dit de fer — mais plutôt barrière d’acier enfermant — enfer-mant — une moitié d’Européens dans une prison de nations. Écroulement de ce mur de béton brisant en deux Berlin pendant d’interminables décennies.

Superposées à la tour Eiffel et à l’Arc de triomphe, je vois la cathédrale de Prague, la porte de Brandebourg. Mélangés à la houle-foule de la Grande-Armée, je vois la chaîne de 600 000 Baltes le long de leurs frontières, les 100 000 de la « révolution de velours » à Prague, les 500 000 de la « révolution orange » à Kiev…

Mais ces foules finalement victorieuses de l’idéologie totalitaire ne doivent pas faire oublier celles de la génération précédente, écrasées sous les chars soviétiques à Budapest (1956), à Prague (1968), sur la place Tien an Men à Beijing (1989) et Vilnius (1990).

Certes, ces répressions brutales n’ont fait qu’attiser la détermination farouche de ceux qu’elles écrabouillaient. Dans la clandestinité sous terre (car terrorisés), le feu couvait. L’exaspération montait. Le courage se fortifiait. Jusqu’à ce qu’ils puissent enfin surgir au grand jour.

En voyant, ces derniers jours, nos courageux jeunes coffrés brutalement par les CRS, j’étais rappelé en imagination à Varsovie, Cracovie et Gdansk en 1981. En plein état de guerre d’un État contre sa Nation, j’ai vu ces jeunes devant l’église Sainte-Anne (paroisse étudiante où prêchait ce héros de Jerzy Popieluszko), prier, chanter, autour des grandes croix de fleurs, piquées de bougies (on se privait de pain pour y jeter chaque matin des bouquets) sauvagement frappés par les redoutables «  zomos  », jetés en prison pour crime contre l’État. Bâillonnés, ils continuent à murmurer des cantiques.

Et voici nos jeunes, ici, 30 ans plus tard, menant un combat similaire. Avec le même courage, la même détermination, le même sang-froid, la même intrépidité. Des jeunes filles assises en silence, parfois chapelet en main, brutalisées par des brutes en uniforme (mais sûrement des êtres humains dans le cœur. Violents au dehors, mais peut-être sympathisants au-dedans).

Varsovie 1981-Paris 2013 : même combat ?

Eh bien, je me risque à l’avancer : oui, même combat contre deux idéologies totalitaires, deux formes de dictatures étrangement ressemblantes en leurs méthodes. Toutes deux déshumanisantes. Le communisme, en niant l’esprit, l’âme, réduisant l’homme à de la simple matière brute. Notre libéralisme occidental (esprit sensible s’abstenir de la suite), réduisant l’embryon humain à de la matière brute à manipuler à gogo, le sperme commercialisé suivant le QI et la morphologie du vendeur anonyme, fabriquant des gosses par milliers (qui jamais ne connaîtront leur géniteur, même pas son nom). Et les femmes qui se font squatter le ventre pour revendre le produit aux enchères, bébé contre chèque. Science- fiction ? Celle-ci est dépassée par les faits horriblement courants, dans les pays ayant légalisé la supercherie du mariage artificiel. L’esclavage des camps staliniens, l’exploitation des bras laissant des milliers de cadavres sur les rails et canaux de Sibérie, est-il tellement différent de notre actuel libéralisme [3 ? Cela quasiment en toute impunité, vu les enjeux financiers (liés au cyber-porno faisant le même chiffre d’affaires que le commerce des armes). ], laissant des gosses par milliers mourir du Sida inoculé par des hommes pervertis

Ces camps-prisons en Corée du Nord [4] toujours stalinienne, où les enfants programmés ne connaîtront pas leurs engendreurs, où les mots père-mère-famille ne signifient absolument rien, seraient-ils tellement différents de ce que nous installons chez nous ?

Sans voir concordance ou connivences, reconnaissons au moins des ressemblances… Ressemblances entre les méthodes dictatoriales — non pas évidemment celles de la période stalinienne, mais bien celle des années quatre-vingt des pays satellites.

Ordonnances par décret du seul parti, mascarades de vote, livres d’histoires faussés, enfants arrachés à leurs familles car propriété de l’État. Peuple anesthésié par l’alcoolisme, abruti par le travail (ici chloroformé par sexe et fric, comme les anciens Romains par pain et jeux). Chiffres faussés, photos truquées, médias otages de l’État, lignes téléphoniques sur écoute, courrier censuré (chez nous comptes Facebook piratés par la DCRI), attroupement de plus de 10 personnes interdit — cela nous attendrait-il ? Tout débat, tout référendum inimaginable. Mais voici : le peuple muselé, pour crier son existence, fait preuve d’une incroyable créativité. Pour se jouer du pouvoir totalitaire en ridiculisant le gouvernement obligé de voter des lois stupides. Tous descendent dans la rue, à l’heure des infos et quand c’est passible de prison, ils tournent tous les écrans contre les fenêtres — la police n’ayant pas le temps de monter les étages pour arrêter ces salopards.

Lors du premier voyage de Jean-Paul II : on confisque aux journalistes les objectifs grand angle, permettant de prendre des vues d’ensemble des foules gigantesques. La TV nationalisée ne montre que quelques vieilles paysannes chiffrant à quelques centaines les deux millions massés sur le Blondie de Cracovie. Lorsqu’il implora l’Esprit de liberté sur eux : épiclèse qui fut l’épicentre du séisme fissurant l’empire soviétique : 10 ans plus tard, le mur s’écroule. Sit-in silencieux au long des nuits, élèves par milliers faisant grève de parole en récré. Buildings la nuit où l’on se répartit les fenêtres allumées en forme de croix de lumière de douze étages, l’espace de quelques minutes, avant que la police ne puisse repérer les appartements des révolutionnaires, etc.

Bâillonnés, vilipendés par les médias étatisés, ils n’avaient plus que ces astuces d’écoliers pour parler. Plus que prier pour crier. Plus que leurs pieds sur le pavé pour clamer : nous voulons Dieu ! Ce qui se traduit : nous voulons la liberté. C’est-à-dire la Vérité. Car seule la Vérité rend libre. Ce qu’un Vaclav Havel — sortant de prison — avait fait broder sur son pavillon claquant fièrement au vent sur le palais présidentiel. 

Le seul badge Solidarnosc étant passible de prison, en quelques nuits, ils le remplacent par celui de Czestochowa (au millimètre près de la même facture). Ici, un certain tee-shirt, et même… le drapeau français ! Le simple dessin d’une famille, ça fait trembler le pouvoir ! Il faudrait une nouvelle loi pour l’interdire. Interdire cette phrase criminelle : « Un papa, une maman, on ne ment pas aux enfants ».

Créativité que l’on retrouve dans cette génération montante, calme, paisible, déterminée, courageuse, suscitant la peur chez les uns, la stupeur chez les autres et surtout notre bonheur.

Pour saisir la pertinence de ce rapprochement, il faut relire ces coups de trompette que sont les ultimes homélies du Bienheureux Jerzy Popieluszko lors des «  messes pour la Nation  ». On les croirait prêchées dans une paroisse parisienne de Mai 2013.

Mais on peut aussi faire le rapprochement avec l’implosion quasi miraculeuse de l’ex-système communiste. Comment s’est-il écroulé presque d’un coup ? Par l’échec économique total — tiens, ça nous dit quelque chose ? Par le courage de grands pasteurs impossibles à museler quitte à écoper des années de cachot. Par les cris à la face du monde d’un pape ne mâchant pas ses mots, récusant les «  silences de la honte  » (tel notre bon pape François). Mais surtout par ce soulèvement silencieux — ces foules-houles impossibles à tuer — de tout un peuple, évoqué plus haut. Et la Nation a fini par l’emporter sur l’État.

Avec une cuisante humiliation pour le régime totalitaire. Là-bas, ce peuple d’ouvriers, dont le parti unique se prétendait être la seule voix, qui se rebelle, faisant mentir Marx : la religion se révélant être non l’opium mais le calcium du peuple. Ici, c’est la rue dont les socialistes se targuaient d’avoir le monopole, qui se rebiffe contre une idéologie qui tente de nous anesthésier pour mieux nous abrutir, nous abêtir à force de nous trahir. Devant ces jeunes, — la majorité dans les grandes manifs, et ces veilleurs en sit-in la nuit — la stupeur nous saisit. Mais «  qui donc sont-ils  ? Mais d’où viennent ils ?  » L’Apocalypse décode leurs logiciels : «  Ils viennent de la grande épreuve… Ils ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau  » (Apocalypse 7,13). Ils ont traversé leurs années scolaires, où on leur inocule toutes sortes de contre-vérités dans les domaines historiques ou éthiques, jusqu’à ces sornettes enseignées doctement en Sorbonne ou à… l’école primaire : «  Tu peux être femelle et masculin à la fois  ». Et ils en sortent indemnes, le bon sens humain inné finissant par l’emporter. On les matraque de porno — venin de vipère (Mt 16,18) — jusque sur ipod et smartphone, cela n’a pas tué leur âme. Ils sont rescapés de la guerre des puissants contre les plus faibles : celle qui transforme en tombeau notre premier berceau. Celle qui élimine les plus vulnérables susceptibles d’attraper un jour telle maladie — ils ont réchappé à l’eugénisme chromosomique, à ce massacre des Saints innocents d’aujourd’hui. Comme Jésus lui-même, protégé qu’il était par un certain Joseph. Et Joseph, c’est aujourd’hui l’Église, qui se bat pour sauver l’homme quand il devient un loup pour l’homme. Pour sauver Jésus présent dans le plus vulnérable, le plus menacé de ses petits frères et sœurs de chair et de sang.

Vaclav Havel se posait la même question que celle d’Apocalypse 7,13, en voyant, sidéré, ces foules de jeunes massés sur l’équivalent symbolique de notre place de la Concorde. «  Beaucoup s’étonnent de ce que les citoyens tchécoslovaques, aussi manipulés, humiliés, sceptiques et soumis, aient trouvé tout à coup une force extraordinaire et les instruments pacifiques nécessaires pour secouer le joug totalitaire. Nous en sommes les premiers émerveillés, nous demandant où donc ces jeunes qui n’ont connu aucun autre système politique ont pu étancher leur soif de vérité, leur liberté de penser, leur imagination politique, leur courage et leur pondération. Et comment leurs parents ont-ils pu les imiter ? Qu’est-ce qui a fait que les gens, tout à coup, aient su comment agir, sans avoir besoin de conseils ni d’instructions ? Je pense que la situation actuelle, si riche d’espérance, est la conséquence de deux facteurs. En premier lieu, l’homme n’est pas seulement un produit du monde qui l’entoure : il est une créature qui tend vers quelque chose de plus élevé, même si le milieu et le monde environnant ont cassé cette tension en lui. Le second facteur résulte de la tradition humanitaire et démocratique de notre pays, affaiblie par l’ignorance de la population mais transmise silencieusement de génération en génération, si bien que chacun a pu la retrouver au fond de lui-même à l’instant nécessaire, et la traduire en actes  » [5].

Oui, cette génération rebelle à toute idéologie mortifère est la preuve même qu’il y a en tout être un fond divin, une sorte d’innocence première que rien, ni personne ne pourra nous arracher, quelle que soit la puissance totalitaire. Et c’est ce fond qui tout à coup resurgit, telles des eaux souterraines sourdant in extremis — d’une nappe phréatique avant qu’elle ne soit asséchée. Et pour qu’elle ne le soit jamais.

Le monde a été saisi de stupeur devant ces images surréalistes : ces veilleurs à genoux dans la nuit, en face-à-face avec les forces de l’ordre. Les premiers têtes nues, mains vides. Les seconds aux casques masquant leurs visages, matraques et gaz lacrymogènes au poing. Les premiers, calmes, paisibles, presque souriants. Les seconds, tendus, agités, presque violents. D’un côté l’innocence. De l’autre la puissance. D’un côté la résistance passive, de l’autre la puissance agressive. Bref, David dépouillé versus Goliath hyper-armé.

Deux images saisissantes de la place Tien an Men. Un étudiant tout seul, face à un énorme char n’osant l’écraser (ce en filigrane Sur cette scène bouleversante « qui fut fait à Vilnius en 1991). L’autre : un enfant, mains jointes, juché sur les épaules de son papa, dominant une houle de casques… L’enfant régnant, veillant et priant sur son peuple.

Et me revenait mon article dans France Catholique de janvier 1982 : «  Un peuple qui, matraqué, tombe à genoux ». Illustrant le mot d’ordre de l’armée romaine tant cité par notre Jérôme Lejeune : «  Le soldat frappé se bat agenouillé.  »

Et Benoît XVI : « S’agenouiller devant l’Eucharistie est une profession de liberté : celui qui s’incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous, les chrétiens, nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement. »

Où un rêve se fait chair et sang

Depuis tant d’années, dans homélies et conférences, en évoquant les affres d’une culture de mort, les aberrations des nouvelles idéologies, la peur devant une dictature de la pensée, je disais : comment le peuple par millions ne descend-il pas sur les Champs-Élysées ?

Et voilà ! ça y est ! Enfin ! Enfin !

Les visages de nos témoins, pasteurs et apôtres de demain car déjà d’aujourd’hui ? Et même de nos martyrs car seul le sang crie plus fort que toute voix, quand le monde se fait sourd à force d’autisme ? Et parce qu’on ne croit que ceux qui sont prêts à signer leur parole de leur sang. De leur sang et d’abord de leurs larmes. Ces larmes qui désarment les plus armés. Comment ne pas voir l’Esprit Saint en personne à l’œuvre dans cette formidable insurrection populaire manifestant pour rien d’immédiatement gratifiant, mais gratuitement, simplement pour sauver nos enfants de demain, protéger nos familles d’aujourd’hui ? En fin de compte, pour arracher notre peuple, et l’humanité, d’une implosion mortelle. Il faut être aveugle pour ne pas y décoder un signe saisissant des temps de la fin. Malheur à qui se tiendrait en dehors de ce courant, de ce torrent d’eaux vives qui finira par assainir les eaux corrompues de la politique. Sur le visage lumineux d’une clarté d’ailleurs, de ces veilleurs-marcheurs, comment ne pas déceler en filigrane ceux de nos futurs élus et politiciens, pères et mères, consacrés et évêques?

Bref, sur les visages paisibles et déterminés des « mères-veilleuses » et de tous ces jeunes, contemplons ceux de nos saints et saintes que le Seigneur nous prépare pour demain et nous donne dès aujourd’hui [6].. Le Cardinal Journet le diagnostiquait prophétiquement : «  C’est peut-être aux plus sombres époques, quand des milliers d’âmes apostasient, que le Saint Esprit semble vouloir racheter, par l’intensité de la ferveur et la fréquence de l’héroïsme, les pertes subies en nombre et en extension. De grandes effusions de lumière et d’amour accompagnées de miracles et de prophéties descendent sur l’Église militante. Sous ces incomparables visitations, l’Église sent tressaillir ses enfants dans son sein (…). Aux moments décisifs de son histoire, le Saint Esprit viendra au secours de son Église par des voies exceptionnelles. Il suscitera en elle des miracles de force, de lumière, de pureté. Dans la hiérarchie ou dans le peuple fidèle, des hommes et des femmes se lèveront, ils auront pour annoncer leur message tant de netteté dans la voix, tant de sainteté dans le cœur, que le monde croira réentendre les Apôtres. Ils prophétiseront pour éclairer à la lumière de la Révélation le mouvement de leur époque et les besoins des hommes » [7].

Oui, pour plagier Jean de la Croix, « plus le Malin se déchaîne, plus l’Esprit Saint se démène ».

De ces jeunes soyons dignes et fiers. Vivons à la hauteur de leur cœur. Ne les méprisons pas. Ne les décevons pas. Ne les trahissons pas. Que notre tiédeur n’éteigne pas leur ferveur. Que nos compromissions ne brisent pas leur élan. Que nos lâchetés n’étouffent pas leur radicalité. [8]

Au contraire, laissons-nous entraîner par leur enthousiasme, stimuler par leur courage, booster par leurs audaces, contaminer par leur joie contagieuse, irradier par leurs regards-lumière [9].

L’avenir de la France est dans leurs mains vides. En attendant, ce sont eux qui sauvent son honneur aux yeux du monde, aux yeux de Dieu, eux, les beaux chevaliers de la vie, de l’amour, de la liberté. Eux les veilleurs éveillant notre émerveillement et hâtant l’Aurore. Eux les vainqueurs au grand cœur.

Ils signent ce que clamait le jeune président libanais Bachir Gemayel : résister, c’est exister. Face à l’intransigeance, ils entrent en dissidence Pour sauver le bon sens, ils font objection de conscience. Bravissimo !

Notes

 

[1] Voir mon dernier livre  : Au créneau  : SOS  ! La vie on la tue  !, Jubilé-Emmanuel, 2013.

[2] Cardinal Bergoglio aux évêques d’Espagne, in Amour, service et humilité, p 58.

[3] Commerce international de chair fraîche en Hollande : un parti politique réclame la légalisation de la pédophilie dont on peut déjà légalement faire la promotion médiatique). Et ensuite, celle de l’inceste.

[4] Blaine Harden, Rescapé du camp 14, Belfond, 2012, p 39, ss.

[5] Premier discours de Présidence, Prague, 1er janvier 1990.

[6] cf  : Prophètes de la Joie, éd. Jubilé- Emmanuel, 2013

[7] In  : L’Église du Verbe incarné.

[8] Voir ma Lettre aux veilleurs, in bimensuel L’Homme Nouveau, mai 2013, blog  : www.daniel-ange.eklablog.com  ; page Facebook Jeunesse-Lumière, www.jeunesse-lumiere.com.

[9] «  Comme ils regardent les choses de plus haut que leurs aînés, ils voient plus loin qu’eux. Sans perdre leur temps sur les routes apparemment irréversibles où les anciens s’engagent et au bout desquelles ils ont discerné un abîme, ils vont directement à l’essentiel. J’en suis sûr : ces veilleurs seront bientôt des bâtisseurs.  » Xavier Patier, in hebdomadaire Famille chrétienne, 10 mai13.

 

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R.I.P.

24 Mai 2013, 18:32pm

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Le Père Jean DEROBERT, prêtre, et fils spirituel de Padre Pio, est décédé cet après midi. Il avait prêché la retraite paroissiale à Villars en novembre 2010.                           

mission padre pio 008

Requiem aeternam dona ei Domine 

  

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EVANGILE DU DIMANCHE 26 MAI

24 Mai 2013, 07:43am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

L’Esprit nous conduira vers le mystère de Dieu
 

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 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16, 12-15

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l"instant vous n'avez pas la force de les porter.
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
 

 *Vendredi 24 mai : 18h00 chapelet

                 18h30 à Villars : sainte messe.  

 

 

*SAMEDI 25 mai

              15h00 : baptême de Laurène ROUX  

 

             18h30 à VILLARS :  LA SAINTE TRINITE

 

            sainte messe anticipée unique   pour une jeune maman qui vient de perdre son enfant..

            Pour Josette ROSIER, Pour Mme BEAUDOIN-LAPOINTE (+30 avril ) Paul BAUJARD.

             Défunts de la semaine : Jean Paul PIRAZZI (74 ans) -  Jeanne CLERC (96 ans)  

     

 

* DIMANCHE 26 mai  -  Pas de messe à Villars**

        - Manifestation à Paris pour le soutien de la famille  

 

** Dimanche à Peronnas : messe à 18h30. 


 

 

 

 

 

 

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MISE EN PLACE DU MOTU PROPRIO PAR LE CARDINAL VINGT-TROIS

23 Mai 2013, 17:49pm

Lettre aux curés et aux prêtres de Paris
 
Chers amis,
1.
L’intention du Pape. Dans sa lettre d’accompagnement le Pape Benoît XVI exprime les raisons positives qui l’ont conduit à publier ce Motu Proprio. La première est la volonté de faire progresser la communion de l’Église. Il ne s’agit ni de « revenir en arrière » à une pratique préconciliaire ni de donner des gages à des groupes de pression. Il s’agit de prendre une mesure d’apaisement et d’ouvrir la voie à une plus grande communion entre les chrétiens. Ce serait donc aller à l’encontre de cette intention que d’utiliser ce texte pour rallumer une sorte de guerre liturgique. Nous ne sommes pas dans un conflit entre des rites qui feraient de l’Eucharistie un moyen d’opposition ou de division. Nous sommes devant un appel à vivre l’Eucharistie comme une expérience de communion. C’est donc notre premier objectif pastoral.

2.
La règle. Le moyen de faire progresser notre communion sacramentelle est simple. Le Pape Benoît XVI rappelle, comme le faisait déjà l’Exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis, que la « forme normale » ou la « forme ordinaire » de la liturgie eucharistique est celle établie par Paul VI, et confirmée par Jean-Paul II, à la suite du Concile, telle que la donne la Présentation générale du Missel Romain.

    La nouveauté est l’élargissement du Motu Proprio de 1988 pour la célébration eucharistique selon le Missel de 1962, désignée comme une « forme extraordinaire » pour bien manifester qu’il ne s’agit pas d’un retour général à la pratique antérieure. Cette possibilité de célébrer selon le Missel de 1962 est élargie à tous les prêtres pour des messes sans participation des fidèles, à des communautés religieuses et à des « groupes stables de paroissiens » qui peuvent en faire la demande à leur curé. Elle peut aussi concerner des demandes particulières pour les sacrements célébrés, soit en latin selon le rituel actuel, soit selon le rituel de 1962.
 

3. L’application. Ces nouvelles mesures seront applicables à compter du 14 septembre 2007. Nous devons donc profiter de ce délai pour réfléchir aux possibilités de sa mise en œuvre. Mais dès maintenant nous devons donner aux fidèles une information exacte qui corrige les présentations approximatives des journaux. Cette information porte sur trois points : • Il n’y a aucune mesure générale pour remettre en cause la « forme ordinaire » de la liturgie paroissiale. Nous sommes invités à améliorer encore la qualité liturgique de nos célébrations y compris quand c’est pastoralement possible avec des parties latines de l’Ordinaire de la messe. • Les prêtres qui adhèrent à l’usage ancien doivent reconnaître « la valeur et la sainteté » de la messe selon le Missel de Paul VI pour être autorisés à célébrer selon le Missel de 1962. ..
Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, Président de la Conférence des évêques de France, aux Curés de Paris.                                  

 

 

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ST FRANCOIS DE SALES, PATRON DE LA GARDE D'HONNEUR

23 Mai 2013, 16:16pm

Pourquoi Saint François de Sales est-il le saint patron de la Garde d’Honneur ?

        Tout simplement parce qu'il est le fondateur avec sainte Jeanne de Chantal de l'Ordre de la Visitation sainte Marie, Ordre privilégié et choisi par le ciel afin de faire connaître et aimer le Sacré Cœur et de le distribuer aux âmes. C'est dans cet Ordre qu'est né et a grandi la Garde d'Honneur au monastère de Bourg en Bresse sous l'impulsion de Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud.

        Il me semble que pour bien discerner le charisme et la grâce propre à l'institut du «de l’Amour», il nous faut l’entendre de la voix même de celle que Jésus appelle l’apôtre de son Cœur : sainte Marguerite Marie, visitandine au couvent de Paray  de 1671 à 1690.       

        L'apparition du 2 juillet 1688, alors que notre sainte adore le Saint Sacrement exposé, confirme et clarifie la mission propre de la Visitation dont nous allons célébrer bientôt le quatrième centenaire de la fondation. (1610-2010).  

        En ce jour où l’Église fête la Visitation de Marie, Jésus se manifeste à sainte Marguerite-Marie en «lieu fort éminent, spacieux et admirable en sa beauté». Dans les flammes où il trône, il apparaît avec sa plaie, qui jette des rayons si lumineux et si ardents que tout l’endroit en est éclairé et réchauffé.

         D'un côté se tient la sainte Vierge et de l'autre saint François de Sales et le Père La Colombière. En ce lieu se trouvent aussi les sœurs de la Visitation accompagnées de leurs anges gardiens et ceux-ci tiennent chacun un cœur dans la main. Notre Dame s'adresse alors aux Visitandines et les invite :

- «mes bien-aimées filles, approchez-vous, car je veux vous rendre comme les dépositaires de ce précieux trésor que le Divin Soleil de justice a formé dans la terre virginale de mon cœur où il a été caché neuf mois, après lesquels il s’est manifesté aux hommes qui, n’en connaissant pas le prix, l’ont méprisé».

        Alors, montrant le Divin Cœur :

- «à, dit Marie, ce précieux trésor qui vous est particulièrement manifesté, par le tendre amour que mon Fils a pour votre institut, qu'il regarde et aime comme son cher Benjamin, et, pour cela, il veut avantager cette portion par-dessus les autres. Et il faut que non seulement elles s’enrichissent de ce trésor, mais encore qu’elles distribuent cette précieuse monnaie de tout leur pouvoir, avec abondance, en tâchant d’en enrichir tout le monde sans crainte qu’il défaille, car plus elles en prendront, plus elles en trouveront».

        Ainsi l'ordre de la Visitation reçoit-il mission de communiquer les «richesses» du Cœur de Jésus et de propager la dévotion. Mais dans cette tâche, la Compagnie de Jésus aura, elle aussi, un rôle de choix. La Sainte Vierge s'est tournée, en effet, vers le P. La Colombière :

«vous, fidèle serviteur de mon divin Fils, lui dit-elle, vous avez une grande part à ce précieux trésor ; car, s’il est donné aux Filles de la Visitation de le connaître et distribuer aux âmes, il est réservé aux pères de votre Compagnie d’en faire voir et connaître l’utilité et la valeur, afin qu'on en profite en le recevant avec le respect et la reconnaissance dus à un si grand bienfait. Et à mesure qu'ils lui feront ce plaisir, ce Divin Cœur, source de bénédictions et de grâces, les répandra si abondamment sur les fonctions de leur ministère, qu'ils produiront des fruits au-delà de leurs travaux et de leurs espérances, et même pour le salut et la perfection de chacun d'eux en particulier».

        La Vierge Marie cède ensuite la parole à saint François de Sales :

- Ô filles de bonne odeur, dit-il aux visitandines, venez puiser dans la source de bénédiction les eaux de salut, dont il s’est déjà fait un petit écoulement dans vos âmes par le ruisseau des constitutions qui en est sorti. C’est dans ce Divin Cœur que vous trouverez un moyen facile de vous acquitter parfaitement de ce qui vous est enjoint dans ce premier article de votre directoire, qui contient en substance toute la perfection de votre institut : que toute leur vie et exercices soient pour s’unir avec Dieu».

        Avec cette apparition si belle et claire, ils verront que l'Ordre de la Visitation a reçu dans l’Église la Mission de «le Cœur de Jésus et de le distribuer aux âmes. C'est son charisme, et même sa raison d'être.                                                                                                                  

        Les jésuites,  quant à eux, sont choisis pour en «voir l’utilité et la valeur», c'est-à-dire de fonder théologiquement dans l’Écriture et la Tradition, la dévotion au Sacré Cœur.

        Sainte Marguerite Marie dans sa grande humilité et mépris d'elle-même, n'hésitera pas à préciser :

- «bon Père La Colombière a obtenu que la Très Sainte Compagnie de Jésus sera gratifiée, après notre cher Institut, de toutes les grâces et privilèges particuliers de cette dévotion au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ». (lettre à Mère de Saumaise, juin 1689).                        

                 Et encore le 28 août de cette même année :

-  «Sacré Cœur, étant communiqué premièrement aux filles de la Visitation, auxquelles il a été donné de le manifester et faire connaître par l'établissement de cette même dévotion de ce Cœur tant aimable, de laquelle dévotion il veut que les RP jésuites fassent connaître l'utilité et la valeur, cela leur étant réservé».

        D'autre part il ne fait pas de doute que dès l’origine la spiritualité de la Visitation s’orienta vers la dévotion au Sacré Cœur, spiritualité confirmée par les apparitions de Paray et reconnue comme telle par l’Église.

        Certes, «révélations dont Sœur Marguerite Marie fut l’objet n’apportèrent rien de nouveau à la doctrine catholique» ( Pie XII Haurietis Aquas). Mais l’honneur de promouvoir son universalisation et sa forme propre avec la réparation appartient incontestablement à la Visitation.

         «établir et proposer complètement et parfaitement le Culte du Sacré Cœur de Jésus dans le monde entier, Dieu se choisit lui-même pour instrument une très humble Vierge de l’Ordre de la Visitation, sainte Marguerite-Marie». (Pie XII Haurietis Aquas ) .

        Ce n'est donc pas par hasard que la Garde d'Honneur soit née et ait prospéré dans cet Ordre chéri du ciel, et au sujet duquel le saint Fondateur François de Sales disait :

- «notre petite congrégation est un ouvrage du Cœur de Jésus et de Marie. Le Sauveur mourant nous a enfantés par l'ouverture de son Sacré-Cœur».

        Et encore :

- «filles de la Visitation pourront porter le nom de Filles évangéliques établies particulièrement en ce siècle pour être les admiratrices des deux plus chères vertus du Sacré Cœur du Verbe Incarné : la douceur et l’humilité qui sont la base et le fondement de leur Ordre et leur donne ce privilège et cette grâce incomparable de porter le nom de Filles du Cœur de Jésus».

        Sainte Jeanne Françoise de Chantal avait bien compris la leçon lorsqu'en écho elle disait :

- «les sœurs de la Visitation sont bien humbles et fidèles à Dieu, elles auront le Cœur de Jésus pour demeure et séjour en ce monde».

         Saint François de Sales a donc merveilleusement préparé dans son Ordre la matrice spirituelle apte à accueillir le Sacré Cœur afin de le distribuer aux âmes dans le  monde entier. Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud, en fondant la Garde d'Honneur en 1863, a formalisé dans un apostolat particulier l'exacte révélation de Paray (1673-74-75),  dans une fidélité totale à la Messagère du Sacré Cœur et à son Institut. C'est pourquoi je n'hésite pas à dire que si Paray le Monial est  la source de la vraie dévotion au Sacré Cœur, Bourg en Bresse en est le fleuve qui en répand la grâce et le message aux quatre points cardinaux.

          En effet, les Gardes d'honneur ont compris les plaintes du Cœur de Jésus qui n'est «aimé des hommes».

        L'heure de garde est une réponse concrète et incarnée à la tristesse du Sauveur qui cherche des consolateurs. En tournant leur vie ordinaire vers le tabernacle, les membres de cette milice sainte répondent ainsi à la supplication si touchante de Jésus à Sœur Marguerite Marie :

- «’ai soif d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint Sacrement, que cette soif me consume ; et je ne trouve personne qui s’efforce, selon mon désir, de me désaltérer, en me rendant quelques retours d’amour».   

        Rendons grâce au Seigneur pour l’Ordre de la Visitation qui depuis bientôt quatre siècles vaque à la perfection du Divin, «le faire voir ni entendre dans le monde».           

        Rendons grâce pour sainte Marguerite Marie «ée héritière (avec son Ordre) du Sacré Cœur de Jésus pour le temps et l’Eternité». Le Seigneur est toujours fidèle dans ses dons et il les fait fructifier dans la mesure de la fidélité à la grâce fondatrice.

        Rendons grâce pour la Garde d’Honneur, vrai apostolat propre à l'Institut et reconnu et à un titre éminent par la sainte Eglise (Bienheureux Pape Pie IX). Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud est une digne sœur de Marguerite Marie, qui a parfaitement réalisé à Bourg et dans l’Archiconfrérie, ce que notre sainte voulait et désirait : «, Amour, réparation au Cœur de Jésus». 

        N'est-ce pas un signe de cette unité d'esprit et d'action que le siège de la Garde d'Honneur pour le monde entier soit désormais établi au Monastère de Paray le Monial ?  

        Enfin rendons grâce à Dieu pour le Grand Saint François de Sales, fondateur avec sainte Jeanne de Chantal, de l'Ordre de la Visitation Sainte Marie. «’est lui qui a rappelé que l’essence du christianisme, c’est l’Amour».  (Mgr Calvet)  «est à lui-seul une école de spiritualité : il en est le principe, le développement, le Tout» (P. Pourrat)

         Le professeur Patrick de Laubier dans la N.R.T. (n°1 de 1991 Tome XCI) n'hésite pas à affirmer dans un article remarquable sur la sociologie des Saints :

- «’enseignement mystique qui transcende les écrits a trouvé dans la dévotion au Sacré Cœur, dont François de Sales est comme l’annonciateur, son expression classique : ce qui explique le choix du «de l’Amour par Pie IX plutôt que saint Jean de la Croix».

       Comme garde d'honneur, retenons les paroles si simples et si belles de notre saint patron :

       «est pour l’Amour en l’Amour et d’Amour en la Sainte Eglise»

 

 

Abbé Pierre Friess,
Curé de Villars les Dombes,

Directeur particulier de la Garde d’Honneur,
et affilié à l’Ordre de la Visitation depuis 1992


 

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LE MESSAGE DE PARAY LE MONIAL

23 Mai 2013, 16:15pm

APPARITION DU 27 DÉCEMBRE 1673

"Mon divin cœur est si passionné d'amour pour les hommes et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen et qu'il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre."

 

GRANDE APPARITION DE JUIN 1675

"Voila ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes."

La zélatrice de Villars les Dombes en prière devant la châsse de Sainte Marguerite Marie, entre le Sacré Cœur et le cadran de la Garde d'Honneur, lors de la mission en paroisse pour le Christ Roi le 23 novembre 2008.

 

Les 12 Promesses de Notre Seigneur à sainte Marguerite-Marie pour encourager la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus.
 

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai même les maisons où l'image de mon Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n'en sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.
NB.  Voir LA GARDE D'HONNEUR : Une Œuvre merveilleuse.

 

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