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Groupement paroissial de  Villars les Dombes

L'humour du Bon Dieu

9 Juillet 2008, 07:56am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Extrait des Nouvelles de la France qui vient de Me Trémolet :

"Le décalage, pour Ingrid Betancourt, entre la foi catholique qu’elle manifeste publiquement et nos mœurs laïcistes, peut devenir une souffrance quasiment insupportable. [...] D’autres, d’un autre bord, mais qui ne parviennent jamais à se réjouir d’une bonne – d’une magnifique nouvelle – tellement ils sont habitués à n’en connaître que de mauvaises, feront la moue, et, d’un air désabusé, crieront à la supercherie, en faveur d’une féministe, écologiste, qui, de surcroît, fut plutôt de gauche ! Ceux-là, comme les autres, nous confortent dans cette constatation que le plus difficile à admettre, pour l’homme, n’est pas l’existence du mal, mais la possibilité du bien, ici-bas. Nous pensons beaucoup trop souvent que la victoire de Dieu, dans le temporel, ne survient, en définitive, que dans les catastrophes, les déluges, les pluies de feu et de soufre. [...]

Ingrid Betancourt, soutenue par l’intelligentsia marxiste, la gauche caviar et le Paris people et bobo, libérée par l’armée et le Président de son pays, tous deux suspects d’anticommunisme primaire, donc de fascisme, se retrouvant, d’un coup, icône de la prière publique, symbole de la dévotion à Marie, la femme au chapelet – la seule chaîne qu’elle accepte – n’est-ce pas la manifestation tangible de l’humour de Dieu ?

Sa victoire arrive toujours là où personne ne l’attend. Mais elle arrive, avec une telle surabondance dans l’évidence qu’il faut être sec comme un pharisien ou tordu comme un sadducéen pour refuser de la voir. Le monde entier se vautrait dans la sécularisation de toutes choses, le laïcisme impénitent et les ecclésiastiques eux-mêmes, en grand nombre, voulaient voir séparés l’Eglise et l’Etat, et, plus encore la prière et l’armée. Certains même en faisaient une doctrine nouvelle, issue des fumées du Concile. Les concepts d’Etat chrétien, de société chrétienne, d’institution chrétienne… avec leurs conséquences : le culte public rendu à Dieu, devaient disparaître au profit d’une religion plus discrète, plus personnelle, plus intérieure – vrai levain dans la pâte – et donc, la moins institutionnelle et la moins visible possible. Ces idées soi-disant nouvelles allaient de pair avec la désaffection pour le culte rendu à Marie, les formes populaires de la religion, et, tout, particulièrement, la plus critiquée, la plus ridiculisée, la récitation du chapelet.

Et voici que, le chapelet, la dévotion à Marie, la médaille miraculeuse, le Dieu des armées et le Sacré-Cœur avec, en prime un chef d’Etat très chrétien, reviennent, en triomphe devant les caméras du monde entier, par Ingrid Betancourt. [...] Qui a dit que nous devions rester attentifs aux signes des temps ? En voici un, de belle allure."   (prov. le Salon Beige)