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Groupement paroissial de  Villars les Dombes

Le Mot du Curé

12 Septembre 2008, 09:19am

Publié par Paroisse Catholique de Villars les Dombes

Tout pour Dieu

 

Depuis l’élection de Benoît XVI (avril 2005) et le synode des évêques sur l’Eucharistie (octobre 2005) on insiste de plus en plus dans l’Église sur « l’art de célébrer ». A Rome, les Messes papales sont maintenant particulièrement solennelles. Plusieurs paroissiens m’ont dit avoir été émerveillés en regardant à la télévision la Messe de clôture des Journées Mondiales de la Jeunesse en Australie.

 

Ce soin apporté à la liturgie n’est peut-être pas compris par tous : certains chrétiens sont loin de voir là une priorité ou une urgence. Et pourtant, comment peut-on affirmer que l’on aime Dieu si on néglige de lui offrir ce que l’on a de plus beau ou ce que l’on peut faire de mieux ? Être négligeant dans l’art de célébrer sous prétexte « qu’on n’a pas le temps », « qu’on a autre chose à faire » ou « que Dieu entend juste quand on chante faux », voilà qui exprime un certain manque d’amour et de respect envers le Seigneur.

 

On pourrait rétorquer que le culte à rendre à Dieu est avant tout intérieur, mais il ne faudrait pas oublier que, chez les êtres humains, toute connaissance et toute réflexion passent obligatoirement par les sens. De plus, nous ne devons pas penser uniquement aux chrétiens pratiquants mais aussi à tous les autres qui n’ont bien souvent sur l’Église qu’un regard extérieur. La propreté de l’église peut-être par exemple, un signe de l’état intérieur de la paroisse. Il y a de cela quelques années, une famille en deuil m’a demandé avec insistance qu’il n’y ait aucun chant lors des obsèques car, disait-elle, dans les églises « on chante très mal ».

Cela peut nous vexer, mais aussi nous rappeler que l’on ne peut pas offrir volontairement au Seigneur quelque chose d’approximatif en pensant qu’il devrait s’en contenter.

 

                                                                                                                                  Abbé Pierre Friess, Curé.