Le Mot du Curé

Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 09:05

Avant tout se tourner vers Dieu

 

On me pose régulièrement la question « M. le Curé, vous êtes pour la messe en latin ou pour la messe en français ? » C’est là un signe d’intérêt pour les évolutions liturgiques actuellement à l’étude dans l’Eglise. Je réponds aussitôt que la langue n’est pas le plus important : le plus urgent, me semble-t-il, c’est que le prêtre ne réagisse plus en propriétaire de la liturgie, mais s’efface devant les rites proposés par l’Eglise.

 

L’utilisation des langues vivantes a pu pousser les prêtres à trop parler et, inconsciemment, à se mettre en avant alors qu’ils doivent être de simples instruments pour que seule l’action de Dieu transparaisse. On ne devrait pas pouvoir dire « je vais à la messe de tel prêtre » ou « j’aime la messe de l’abbé untel ».

 

« La liturgie, dit Benoît XVI, n’est pas un show. Elle ne vit pas de surprises sympathiques, de trouvailles captivantes, mais de répétitions solennelles. Elle ne doit pas exprimer l’actualité et ce qu’elle a d’éphémère, mais le mystère du sacré ». Et le Pape insiste : « Dans toute forme d’engagement pour la liturgie, le critère déterminant doit toujours être le regard vers Dieu. Là où, quand on réfléchit à la liturgie, on se demande seulement comment la rendre attrayante, intéressante et belle, la partie est déjà perdue. Ou bien la liturgie est œuvre de Dieu, avec Dieu comme sujet spécifique, ou bien elle n’est pas de la liturgie. »

 

Abbé Pierre Friess   

 


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 10:16

Ce sera donc le 1er mai !

 

Affiche-JP2.jpg Lors de ses obsèques, des banderoles réclamaient sa canonisation immédiate. Le nouveau Pape Benoît XVI décidait de ne pas satisfaire cette demande. Jean Paul II aura donc eu un véritable procès de béatification même si le délai d’attente fut raccourci et que son dossier fut mis sur le dessus de la pile. Après la reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus, la confirmation céleste par un miracle, intervenu après sa mort, était attendue. La guérison miraculeuse de Sœur Marie Simon-Pierre, atteinte de la maladie de Parkinson, est désormais reconnue. Il est établi qu’elle a été guérie alors même qu’elle n’était pas soignée pour sa maladie. Les médicaments qu’elle prenait avaient pour but premier de soulager sa souffrance.

Comment accueillir la nouvelle de cette béatification, et comment s’y préparer ?

 

Comprenons tout d’abord que la sainteté est possible. Ne pensons pas trop vite que son état de vie –prêtre, évêque, pape- lui a facilité la tâche. Tous les papes n’ont pas été canonisés, loin de là ! Il nous est donc montré une fois de plus que nous devons tendre vers la sainteté comme un but accessible. Concernant notre préparation, nous pouvons entrer dès maintenant dans la gratitude. C’est un bel événement qui s’annonce. L’Eglise entière va pouvoir  rendre grâce à Dieu d’avoir eu un tel pasteur. Mieux encore, elle va découvrir qu’il n’y a pas de frontière entre la terre et le ciel et qu’elle peut encore s’appuyer sur lui. Une belle célébration de l’Eglise universelle en perspective ! Peut-être entendez-vous l’appel à vous rendre à Rome le 1er mai ?

                                

AbbéPierre Friess, Curé.

 

* A l’occasion de cette béatification et pour magnifier la Divine Miséricorde de Jésus, une exposition sur le Sant Suaire sera inaugurée ce 1er Mai à 15h00 en l’église de St Paul de Varax.

  


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 17:37

vendredi-saint

L’origine du Carême 

      Dans l’Antiquité chrétienne, le carême était la période de préparation à la réintégration des pénitents. Les pénitents étaient des chrétiens ayant commis des fautes graves et désirant retrouver la communion avec Dieu dans l’Eglise. Pour cela, ils confessaient en secret à l’évêque leurs péchés et étaient admis ensuite publiquement dans l’ordre des pénitents en recevant les cendres sur la tête. A la fin de la période de pénitence faite de renoncements, de charité et de prière intense, ils recevaient l’absolution de l’évêque le Jeudi Saint et retrouvaient leur place parmi les fidèles pour célébrer Pâques. Jusqu’au VIe siècle, cette cérémonie avait lieu le 6e dimanche avant Pâques, mais avec Grégoire le Grand, elle a été avancée au mercredi précédant pour totaliser 40 jours de pénitence, car les dimanches n’en sont pas. Mais dès cette époque, le Pape lui-même se faisait imposer les cendres en signe de pénitence et de préparation à Pâque...

Aujourd’hui 

      La liturgie du mercredi des cendres, de nos jours, peut être célébrée soit au cours d’une célébration de la Parole, soit au cours de la messe. On entend toujours l’évangile selon saint Matthieu (chapitre 6) dans lequel le Christ nous apprend à faire l’aumône, à prier et à jeûner dans le secret, sous le seul regard de notre Père. Ça sera notre feuille de route pour le carême. Après l’homélie, le prêtre bénit les cendres, produites en principe par l’incinération des rameaux de l’année précédente. Puis il s’impose à lui-même la cendre, s’il n’y a pas d’autre prêtre pouvant le lui faire, et ensuite il l’impose à chaque fidèle, soit en en répandant un peu sur la tête, soit en marquant le front en signe de croix. Il joint à ce geste ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile. » C’est l’exhortation à entrer en vérité dans le carême. Ou encore : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » C’est l’invitation à accepter notre condition mortelle du fait du péché, dans la confiance que Dieu peut nous pardonner et nous ressusciter. 

Jour de jeûne et d’abstinence 

     Ce jour est l’un des deux seuls jours de jeûne et d’abstinence de l’année (avec le Vendredi Saint), ne passons pas à coté. Pour mémoire, tous les vendredis de l’année, c’est abstinence. C’est-à-dire qu’on s’abstient de viande, d’alcool, de tabac… et on prend plus de temps pour la prière et le partage. Les vendredis de carême, en France, c’est spécifiquement de viande que l’on s’abstient. Les jours de jeûne, on s’abstient de viande et se prive substantiellement de nourriture selon son âge et ses forces. 

P. Roch Valentin, 
Responsable du Service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle

 http://catholique-belley-ars.cef.fr/


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 18:53

Vite, vite, vite !

Une des caractéristiques du monde actuel est d’être très pressé : à force de vouloir tout et tout de suite, on ne sait plus attendre.

Comme vous, j’ai reçu dans la boite aux lettres les catalogues pour les jouets de Noël le… 25 octobre ! Une telle précipitation se retrouve à tous les niveaux : on n’attend plus que les légumes et les volailles grandissent naturellement pour les consommer. Sur la route, il faut pouvoir aller vite et on n’aime pas attendre à un feu tricolore, à un guichet ou à la caisse d’un supermarché.

Les enfants sont souvent éduqués dans cette agitation au point de ne plus pouvoir rester en place et se concentrer calmement sur un travail ou même un jeu. Au collège, les cours ne durent plus une heure mais cinquante minutes. Cette précipitation atteint aussi la vie en paroisse : quelle panique si, dans le quart d’heure qui suit un décès, monsieur le Curé ne donne pas signe de vie ! N’étant pas enclins à la patience, beaucoup de chrétiens abandonnent la prière quand ils ne sont pas exaucés sur le champ, et la plupart le disent : ils n’ont « pas le temps » de venir à la Messe… Or un tel rythme de vie est en contradiction avec l’esprit même du christianisme. 

 En effet, Dieu nous propose d’utiliser le temps sur terre comme une période de longue maturation, d’attente patiente et active pour se préparer à le rejoindre définitivement dans la paix du ciel. Pour cela, il faut savoir s’arrêter régulièrement, éviter de courir dans tous les sens, prendre le temps de sanctifier le moment présent en priant le Seigneur qui veut agir progressivement dans notre âme. Demandons-lui la patience qui est une des manifestations de la sagesse.

Abbé Pierre Friess


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 08:29

Le Mot du Curé…..   de St Rambert en Bugey.

« Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste. »

La remarque s’entend quasiment tous les jours : « On n’est pas parfait ! »… c’est une évidence, il n’y a qu’à se regarder dans la glace pour le comprendre !

Mais le problème c’est que Jésus, Lui, nous dit tout le contraire : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! ». 

Il est très étonnant de voir que, même parmi les chrétiens, la Sainteté ne soit pas à l’ordre du jour de notre vie, comme l’objectif numéro un à atteindre. On se contente de ce que l’on a, on s’installe dans ses petites habitudes, ses petites manières, on fait comme on a toujours fait : ni trop peu, ni plus ! On se contente du strict minimum  : une messe pas trop longue, une confession une fois par an, une prière vite faite, un discours passe-partout, une ligne politiquement bien correcte…. en un mot, surtout pas de vagues !

Mais cette attitude n’a rien à voir avec une attitude chrétienne, une attitude propre aux disciples du Christ. Jésus nous dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! » autrement dit, il s’agit de chercher à tout pris à ressembler de plus en plus au Christ : écouter, parler, agir comme Lui, avec Lui et par Lui. Dans l’Evangile, nous le voyons, Jésus n’a pas cherché à se faire bien voir, à faire de l’audimat… on dirait aujourd’hui « à aboyer avec les loups » ! Jésus dans l’Evangile, prend des risques : celui de n’être pas entendu, celui d’être jugé sévèrement, celui d’être jeté au-delà d’une falaise… et même, celui d’être crucifié. La suite du Christ engage, nous engage par des chemins que nous ne souhaiterions peut-être pas au départ.

A travers ces mots, et à la suite d’autres Prêtres de notre Diocèse, je voudrais dire à tous mon soutien fraternel envers le frère Prêtre qui a fait la une des journaux il y a quelques jours. L’Abbé Pierre Friess a eu le courage de dire bien fort ce que, nous les Prêtres, et moi le premier, pensons tout bas : Il est grand temps de re-donner à l’Eglise ce qui lui revient. On ne peut pas brader les Sacrements, on ne peut pas faire de nos lieux de culte des salles de spectacle.

On ne peut pas transformer nos Liturgies selon les humeurs et les goûts des uns et des autres sous prétexte d’esprit d’ouverture ou autre argument qui rejoint plus le sensible que le Divin.

Etre parfait à la suite du Christ, c’est aussi, parfois, savoir sortir du silence et prendre une parole qui peut aller à l’encontre de l’esprit ambiant.

Abbé Olivier Barnay

 



Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 12:17

Aux Champions de la déprime

D’après une enquête réalisée dans plusieurs pays, c’est en France que l’on trouve la population la plus insatisfaite : les français battent tous les records de pessimisme.

Quoi donc ?

La France des « trente cinq heures » (de travail hebdomadaire) serait fatiguée ?

Le pays où l’on passe le plus de temps à table serait anémié ?

La population qui bénéficie de la plus forte couverture sociale serait apeurée ?

La première destination touristique du monde serait sans attrait ?

La nation « des droits de l’homme » serait déprimée ?

En abordant ce sujet lors d’une visite chez une personne âgée et malade, celle-ci  a jeté un regard sur le crucifix placé au dessus de la cheminée et m’a dit « les gens n’ont vraiment rien compris ou ont tout oublié ! ». Et je me suis mis à penser à une phrase de saint Augustin : « on a trouvé le secret de bien vivre quand on a appris à prier », c'est-à-dire quand on sait se blottir entre les bras de Dieu.

Ne cherchons pas ailleurs que dans la perte de la foi chrétienne la principale cause de la déprime française.

  Abbé Pierre Friess

 

 

 


 

 ANNONCES DE LA SEMAINE

14.  LUNDI (Blanc) St Cyrille et St Méthode, co-patrons de l’Europe.

 15.  MARDI (Vert) De la férie.

       15h00 : sainte messe à la Maison de retraite publique, pour les familles  PLANCHE-GRELLET.

        20h30 à l’église de St Marcel : temps de prière pour les prêtres.

 16.  MERCREDI (Vert) De la férie

        18h00  à la cure : sainte messe.

17.  JEUDI  (Vert) De la férie.

        18h00 à la cure : sainte messe.

18.  VENDREDI (Vert) De la férie.

       17h30 à la cure : chapelet

18h00 à la cure  : sainte messe.

19.  SAMEDI  (Vert) De la férie

18h00 à St Marcel : sainte messe anticipée du dimanche, pour Georges, Jules et Alfreda ALBERT.

20. DIMANCHE (Vert) 7e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

10h00 à Marlieux : Sainte messe dominicale (Bx Jean XXIII en latin) pour Paul BAUJARD.

      10h00 à Villars : Sainte messe dominicale  «pro populo » pour Yves TORRES (5e ann.†)

A la sortie : vente de gâteaux pour les Guides d’Europe.


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 18:07

La Paroisse est une famille

Dimanche prochain 13 février, la paroisse se réunira pour une journée en famille. Le baptême a fait de nous des frères et sœurs puisque nous avons tous le même Père, Celui qui est dans les Cieux. L’Eglise, disait le Vénérable Jean Paul II est « la famille des familles ».

Comme pour nos propres familles, la vie paroissiale a besoin de temps forts et de temps passé ensemble afin que grandisse entre nous la connaissance, la charité, la communion. La participation à la messe ne dispense pas de ces moments de rencontre, au-delà des groupes ou des amitiés particulières.

Enfin je rappelle que le bénéfice de ce repas sera investi lors des vacances de février à la deuxième tranche de rénovation des salles paroissiales. J’invite donc toutes les personnes qui veulent donner un peu de temps, à nous retrouver le lundi 7 à 20h00 à la Cure pour l’organisation concrète de cette journée de fête.

Merci à tous de votre participation.

Abbé Pierre Friess.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 20:54

Le Mot du Curé

 

Tu ne tueras pas !

 

    Jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons atteint un tel confort matériel : les progrès techniques, les découvertes de la médecine, les facilités de communication, tout contribue à une vie plus agréable ou en tout cas beaucoup moins rude. Alors, comment se fait-il que le mal de vivre soit de plus en plus grand dans notre société ? D’où vient le malaise qui, chaque année en France, conduit 40 000 jeunes à tenter le suicide ? Comment se fait-il que l’insatisfaction devienne générale au point que, pour beaucoup de français, le « bon temps » désigne le passé ? ! Quel est le moteur qui fait que l’on en est arrivé à ne plus rien supporter ? La perte de la foi est certainement pour beaucoup dans tout cela.

 

    Mais il est un autre motif profond que l’on a tendance à oublier complètement tant il est devenu une habitude : le imagesFOETUS.jpg recours à l’avortement généralisé (200 000 chaque année dans notre pays !). En effet, comment une société peut-elle vivre tranquille en éliminant un grand nombre de ses enfants ? Comment les jeunes peuvent-ils être heureux quand ils découvrent qu’ils ne sont que les survivants d’une élimination quasi générale dans un monde qui considère souvent la vie naissante comme une menace ? Comment être heureux dans une population où il est permis et même encouragé d’éliminer les plus faibles ?Une société qui tente de se construire sur le sang répandu des innocents et qui ne voit plus la vie reçue et transmise comme le plus beau des cadeaux est une société mortifère qui n’a pas d’avenir.   On peut chercher à se distraire, fermer les yeux sur la réalité, rien n’y fait : refuser la vie à certains condamne les autres à survivre, péniblement.

 

    Le 23 janvier à Paris, nous serons nombreux de la paroisse à manifester pour le respect et l’accueil de la vie naissante. Que cette démarche nous conduise à bien considérer qu’il ne peut y avoir d’avenir et de bonheur sans un accueil inconditionnel de la vie humaine !

 

 

Abbé Pierre Friess


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Paroisse Villars les Dombes
  • Paroisse Villars les Dombes
  • : Site d'information de la Paroisse Catholique de Villars les Dombes. Ce site vous informe sur toute la vie de la paroisse : horaires des messes, des confessions, catéchisme, rencontre...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : Actualité
  • : 21/03/2008

MARCHE POUR LES VOCATIONS

arton9975-a9e03.jpg 


Radio Espérance

Denier de l'Eglise

wAffiche_DDE_2011_Belley-9903a.jpg

Articles récents

Liste complète

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés