Le Mot du Curé

Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 22:23

 

Le Mot du Curé

 

Un peu de repos

 saintsacrifice

    Le travail, qu’il soit professionnel ou qu’il désigne les tâches de la vie ordinaire, constitue la matière première de notre sanctification. On trouve dans la Bible de nombreux passages où il est rappelé aux être humains la nécessité de travailler. On y trouve aussi des condamnations sans appel de la paresse. Il est écrit par exemple dans le livre de Ben Sirac le Sage : « Le paresseux est semblable à une pierre crottée, tout le monde le persifle. Le paresseux est semblable à une poignée  d’ordures, quiconque le touche secoue la main » (22,  1-2) .

    Mais pour bien accomplir son travail, il est cependant recommandé de se reposer de temps en temps ; c’est là le sens du dimanche. Ne pas vouloir s’arrêter peut constituer un acte d’orgueil qui nous conduit inconsciemment à penser que tout dépend de nous, que nous sommes les maîtres de la situation et non plus les serviteurs du Seigneur. Plus qu’un droit, s’arrêter est un devoir : pour le bien de notre âme il faut que le corps prenne régulièrement un peu de repos, sans quoi la fatigue conduit à l’énervement continuel et au manque de charité.

    Mais pour être pleinement bénéfique, ce repos, tout comme le travail, doit être orienté vers le Seigneur : c’est dans la prière que l’on peut trouver l’énergie nécessaire pour remplir son devoir d’état. Puissions-nous durant ces dernières semaines de l’été expérimenter vraiment ce que disait saint Augustin, : «Tu nous a faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure  en toi ».

Abbé Pierre Friess 

 

 


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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 21:58

Savoir s’émerveiller

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« Monsieur le curé, nous sommes allés voir le viaduc de Millau : finalement, il n’est pas si haut que çà. »   La remarque a fait sourire le prêtre qui m’a rapporté ces quelques mots. Oui, voilà qui prête à sourire mais qui révèle une tendance actuelle : l’être humain semble avoir perdu la capacité de s’émerveiller. Alors qu’il bénéficie de nombreux biens qu’il n’avait pas autrefois, l’homme paraît blasé si bien que l’on ne s’est jamais autant plaint qu’à notre époque. En lisant les lettres laissées par nos ancêtres, on peut s’apercevoir avec émotion qu’ils ont enduré de nombreuses difficultés avec moins de gémissements ; décès d’enfants très jeunes, travail sept jours sur sept, pas de moyen de locomotion propre, pas d’eau courante ou d’électricité…

 

Aujourd’hui où le niveau de vie n’a jamais été aussi élevé, tout peut nous paraître comme un dû et non comme un don. Voilà pourquoi nous ne savons plus nous émerveiller des bienfaits de la nature comme des apports de la science. Et cette absence d’émerveillement peut se retrouver sur le plan spirituel : Dieu est alors invoqué pour ce qu’il peut donner en plus, plutôt que remercié pour ce qu’il donne déjà ou pour ce qu’il est.

Puissions-nous profiter de ce temps de vacances pour inverser la tendance, c'est-à-dire pour retrouver le temps de nous émerveiller devant l’œuvre du Seigneur qu’il accomplit par les lois de la nature comme par la sagesse qu’il a voulu donner aux hommes.

 

Abbé Pierre Friess

 


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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 11:14

La saison des mariages.

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Chaque année avec l’été, arrive la saison des mariages. Certains parmi vous sont donc invités à des noces. Mais il se peut qu’au-delà de la joie que procurent ces grandes fêtes, beaucoup de personnes même chrétiennes, s’interrogent sur l’utilité du mariage. Faut-il forcément se marier pour former un couple uni ? L’amour ne peut-il pas se passer d’une telle institution ? 

   Pour répondre à ces questions et y voir plus clair, il convient tout d’abord de préciser que le mariage est un lien naturel : dans toutes les civilisations, hommes et femmes se sont engagés solennellement, publiquement, afin de fonder une famille. Le mariage montre que l’amour conjugal n’est pas d’ordre strictement privé : il a un caractère public car il est à l’origine de la famille et donc de la vie en société. De plus l’engagement solennel des époux exprime l’essence même de l’amour qui n’est pas simplement de l’ordre du sentiment passager mais don total de soi. C’est en s’appuyant sur cette institution que la Bible a parlé à de nombreuses reprises de l’amour de Dieu pour son peuple comme d’un lien conjugal, exclusif et irrévocable. Jésus Christ élève l’institution du mariage au rang de sacrement : en s’unissant en Dieu (et non simplement « devant Dieu »), les couples chrétiens reçoivent du Seigneur la mission et la force de cheminer dans la sainteté au cœur même de la vie conjugale et familiale. 

Prendre fait et cause pour le « non-mariage » revient donc à fragiliser la société. Ce serait aussi pour les chrétiens tourner le dos à la volonté de Dieu inscrite dans les lois naturelles et oublier que la famille constitue le tout premier lieu de notre sanctification.

 

Abbé Pierre Friess

 


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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 12:46

Du calme !

 

Une religieuse entra un jour précipitamment dans le bureau de François de Sales et demanda au saint évêque :

« - Monseigneur, que dois-je faire pur devenir sainte ?

-Pour commencer, répondit-il, apprenez à entrer doucement sans claquer la porte ! »

 

Cette anecdote nous rappelle que, très souvent, ce qui nous empêche de progresser sur le chemin de la sainteté, c’est tout simplement le manque de calme : on s’agite trop, on ne sait pas s’arrêter et faire silence pour se retrouv d120croix02v09a84b er face au Seigneur.

 

Nous vivons (volontairement) dans le bruit : la radio et la télévision pour les aînés, le téléphone portable pour les plus jeunes (s’il ne sonne pas, il faut appeler !). Notre vie est marquée par la précipitation, l’agitation, l’énervement, et surtout le manque de recul face aux préoccupations et au flot d’informations. Dans la société actuelle, le silence est souvent devenu synonyme de vide, et la paix n’est vue que comme l’absence de conflit.

 

Comme les habitants proches des aéroports qui ont goûté récemment un calme inespéré en raison de l’absence de trafic aérien, il serait bon que nous retrouvions en cette pause estivale, la joie et la paix en prenant le temps de nous arrêter pour être vraiment tout à Dieu.

 

Abbé Pierre Friess

 


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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 20:40

Souriez, c’est l’été !

 

-Début du mois de juin : « Quel temps pourri ! Vous allez voir, monsieur le Curé, on n’aura même pas d’été ! »

-Fin du mois de juin : « Quelle chaleur, c’est difficilement supportable ! »

-Une personne très critique : « Tous ces couples qui vivent à la colle, on n’avait jamais vu ça ! »

-La même personne le mois suivant : « Ah ? Ils se marient ? C’est bien la peine, pour divorcer après ! »

-Un paroissien : « Il n’y a presque plus de messe dans notre église ! »

-Le même paroissien au cours de cet été : « Il y avait une messe dans notre église de village ? Voilà qui tombait bien mal, puisque je n’étais pas là…).

      Nous pourrions multiplier les exemples concrets qui montrent que nous sommes toujours prêts à râler et finalement jamais contents.

 

      Justement, au cours de cet été, même si tout le monde n’est pas en congé, pourquoi ne pas se fixer ensemble un objectif spirituel qui consisterait à trouver chaque soir, dans la prière personnelle, deux ou trois motifs de remerciement ? S’ efforcer d’avoir un regard positif sur les personnes et rendre grâce à Dieu pour les bienfaits qu’il nous accorde, voilà qui pourrait être fort bénéfique pour notre progrès spirituel comme pour notre vie en société.

 

Chers paroissiens, essayons ensemble de relever ce défi !

 

Abbé Pierre Friess

 


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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 22:17

Communication

 

Comme toute invention, internet a de bons et de mauvais côtés. Parmi les mauvais côtés, on doit mentionner une nouvelle façon de communiquer qui tend à se généraliser dans tous les médias ; je ne sais si vous l’avez remarqué, mais internet a établi petit à petit dans toute la société une communication sans nuance : jugement à l’emporte-pièce, recherche à tout prix de scoops, dénonciation de pseudo-scandales, accusation tout azimut, critiques systématiques dénuées d’argument… Chacun pousse son cri, se moque des autres ou fait circuler des informations sans fondement. Très souvent, la presse écrite, les radios et la télévision emboitent le pas pour ne pas être en reste, si bien qu’il n’y a plus vraiment de débat mais plutôt des invectives simplistes : au lieu d’expliquer, on caricature et, en fin de compte, la méchanceté et le mensonge l’emportent sur la véritable information. Dans un tel tourbillon médiatique, rares sont les personnes qui osent s’opposer à une telle tendance.

 

Pour nous, chrétiens, voilà qui devrait nous faire réagir car nous entrons là dans un système de communication et de relation tout à fait opposé à l’esprit de l’Evangile, cet Evangile du Christ qui demande réflexion, étude, silence, et un a priori favorable envers les personnes. En révélant son amour aux hommes, le Seigneur veut les inviter à la charité dans la vérité : tout le contraire de la communication en vogue actuellement !

 

Abbé Pierre FRIESS


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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 10:31

 Le mauvais exemple.

 

    Le Pape Benoît XVI, dans l’avion qui le conduisait au Portugal, a dit devant les journalistes quelques mots qui méritent attention et réflexion : les pires ennemis du christianisme, ceux qui lui font le plus de mal, ne sont pas à l’extérieur mais à l’intérieur de l’Eglise.

 

Reconnaissons-le, nous nous alarmons parfois de la montée de l’islamisme radical ou bien des manœuvres des francs-maçons par lesquelles ceux-ci essaient d’anéantir l’influence du christianisme dans la société. Mais même si de telles menaces contre l’Eglise sont réelles, nous avons tendance à oublier que le plus grand tort fait au rayonnement de l’Evangile vient souvent des baptisés eux-mêmes : pensons tout d’abord au préjudice que provoque l’infidélité de certains membres du clergé. Mais il nous faut mentionner aussi les nombreux baptisés qui ne prient plus, l’attitude des parents « chrétiens » qui ne donnent aucune éducation religieuse à leurs enfants, les paroissiens ou paroissiennes qui, à cause de leur « mauvaise langue » constituent des repoussoirs pour la vie chrétienne, des membres de l’Eglise aussi aimables que des portes de prison, des baptisés complètement happés par une vie purement matérialiste

 

Oui, il faut en avoir conscience : bien souvent, l’effondrement du christianisme ne trouve pas sa source dans l’hostilité du monde mais dans le manque de fidélité des chrétiens. Rappelons-nous sainte Bernadette qui disait : « Je ne crains que les mauvais catholiques ».

 

 

Abbé Pierre FRIESS  

 


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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 10:52

Des invitations à l’humilité

 

    « Ni Dieu ni maître » : telle était l’inscription qu’un ami prêtre du Tarn pouvait lire, étant enfant, sur la façade latérale du presbytère où il se rendait pour le catéchisme. Depuis, ce slogan a été recouvert par un panneau publicitaire.

    Voilà qui exprime bien les tendances actuelles de notre société : le refus de reconnaître Dieu a favorisé un monde très matérialiste emprisonné de plus en plus par l’argent, obnubilé par la consommation, le pouvoir d’achat, les loisirs… Mais, depuis quelques temps, tout cela semble se fissurer. Les sécurités que nous avons mises dans cette vie excessivement matérielle s’écroulent les unes après les autres : une tempête qui détruit des centaines de villas en bord de mer, un volcan qui paralyse la circulation aérienne, des vagues qui détruisent la croisette Cannes juste avant le festival du cinéma, une marée noire qui vient souiller  les côtes très touristiques de Floride et de tout le golfe du Mexique, de banales épidémies qui affolent les milieux scientifiques enclins à mettre petit à petit en place le clonage humain, la faillite financière de la Grèce, de l’Espagne et peut-être bientôt de toute l’Europe quelques années seulement après l’établissement de l’euro, cette monnaie qui était sensée nous offrir une prospérité inégalée…

    Tout cela devrait nous faire réfléchir : Certes, ce n’est peut être pas la fin du monde, mais il convient de se rappeler que, comme le disait fort justement St François de Sales, « Dieu parle par les événements ». Comment ne pas voir en eux une invitation pressante du Seigneur à moins d’orgueil et à plus de simplicité ? Sur le Titanic, les danses insouciantes avaient fait place aux cantiques fervents. Mais aujourd’hui, il n’est pas sûr que, même en plein naufrage, beaucoup de personnes aient encore le réflexe de se tourner résolument et humblement vers Dieu !

 

Abbé Pierre FRIESS  

 


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